La pollution de l'air est bien plus meurtrière qu'on ne le croyait, révèle une étude

La pollution de l'air est bien plus meurtrière qu'on ne le croyait, révèle une étude
Santé
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SANTE - D'après une nouvelle étude réalisée par des chercheurs allemands, la pollution de l'air serait responsable de 8,8 millions de morts par an dans le monde, désormais plus que le tabac.

Une étude publiée mercredi 12 mars confirme les conséquences de la pollution de l'air pour la santé, et les nouveaux chiffres avancés par les scientifiques sont encore plus inquiétants. Les chercheurs estiment que 8,8 millions de décès dans le monde sont dus à la pollution atmosphérique. A elle seule, la Chine compterait 2,8 millions de victimes. 


Pour arriver à ces chiffres, les scientifiques ont utilisé une nouvelle méthode. Dans cette étude parue dans la revue European Heart Journal, ils ont pris en compte la façon dont les gaz atmosphériques interagissent avec les composés chimiques provenant des activités humaines comme l'agriculture, l'industrie, la production d'énergie ou encore les transports. 

L'Europe dans le rouge

Les chercheurs ont concentré leur étude sur l'Europe. Ils estiment à 790.000 le nombre de morts dus à la pollution de l'air en 2015 dans l'ensemble de l'Europe, dont 659.000 dans les 28 États de l'Union européenne. C'est beaucoup plus que l'évaluation établie par l'Agence européenne de l'environnement qui estimait le nombre de victimes à 480.000 dans l'UE. 


Les scientifiques ont pu établir une carte avec le nombre estimé de victimes de la pollution de l'air. En Europe, le taux de mortalité par habitant est de 133/an pour 100.000 habitants, plus élevé que la moyenne mondiale, qui est de 120/an. C'est dans l'Est de l'Europe que les taux de mortalité par habitant sont les plus élevés. En Bulgarie, Croatie, Roumanie et Ukraine, ils dépassent 200/an pour 100.000 habitants. 

Le cœur, première victime de la pollution

Cette étude s'attache à déterminer le lien entre la pollution de l'air et les maladies cardiovasculaires. Les auteurs rappellent qu'"une exposition chronique à des niveaux plus élevés de particules fines altère la fonction vasculaire, ce qui peut provoquer un infarctus du myocarde, une hypertension artérielle, un accident vasculaire cérébral et une insuffisance cardiaque." Les maladies cardiovasculaires sont responsables de 37% des décès dans l'Union européenne, ce qui représente 1,85 million de décès par an. 

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