La vague de froid risque-t-elle d'augmenter les cas de Covid-19 ? Le diagnostic de Gérald Kierzek

La vague de froid risque-t-elle d'augmenter les cas de Covid-19 ? Le diagnostic de Gérald Kierzek

ANALYSE - Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l'hôpital Hôtel-Dieu (AP-HP) à Paris et consultant TF1-LCI, s'est penché sur l'incidence de la vague de froid sur la circulation du virus.

Alors que le froid polaire s’abat sur le nord de la France, une question se pose : cette météo peut-elle avoir une incidence sur la circulation du virus ? Selon le médecin urgentiste, "ce froid risque peut-être de diminuer l'épidémie ou la transmission". Explications sur le plateau du journal de 20h.

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Cette vague de grand froid est-elle un atout ou un handicap ?

Gérald Kierzek : Il y a plusieurs phénomènes. Tout d’abord, les températures : on sait que, lorsqu’il fait un peu plus froid, cela favorise la circulation mais quand il fait très froid, avec des températures négatives, cela fige un peu la circulation virale. Ce qu’ont observé la ville de Chicago dans l’Illinois aux États-Unis et des papiers scientifiques. Mais aussi, autre phénomène, l’humidité : quand on a un air très sec, cela a tendance à projeter les gouttelettes au sol et donc à diminuer la transmission. Soit autant de facteurs favorisants. En revanche, un conseil à donner : aérer régulièrement, malgré le froid qui donne envie de se calfeutrer, pour faire circuler l’air et faire sortir le virus. 

Alors que l'épidémie de coronavirus se poursuit en France, le ministre de la Santé a récemment indiqué qu'il est encore possible d'éviter un nouveau confinement. Est-ce possible ?

La situation à date n’est pas catastrophique ni dans les hôpitaux ni en médecine de ville ; on a même plutôt des chiffres plutôt favorables. C’est très inégal sur tout le territoire. Certains de nos voisins n’ont pas confiné non plus et l'on voit que, chez eux, l’épidémie s’infléchit. Comme aux États-Unis, avec une baisse de 30% sans confinement. On peut passer cette période critique sans confinement. La vraie question est la suivante : "où devrions-nous confiner ?". On voit bien qu’un confinement national n’aurait pas beaucoup de sens alors que des mesures territoires auraient plus d’incidence.

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