Le Brésil à l'heure du carnaval, de la coupe du monde... et de la capote

Le Brésil à l'heure du carnaval, de la coupe du monde... et de la capote

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PREVENTION - Le gouvernement brésilien va distribuer 104 millions de préservatifs pendant le carnaval de Rio, dans une grande campagne de prévention du sida. Une campagne qui en annonce d'autres, alors que la coupe du monde de football va drainer dès le mois de juin quelque 600.000 touristes surexcités.

Le Brésil, son carnaval, sa Coupe du monde de foot, et sa population au sang chaud . Autant d'ingrédients qui font qu'aujourd'hui, la sixième puissance mondiale, pays de tous les fantasmes, est à la pointe de la prévention en matière de lutte contre le sida. Preuve en est, le gouvernement a présenté mardi sa campagne annuelle en vue du carnaval de Rio qui se tient du 28 février au 8 mars prochain.

Pour l'occasion, 104 millions de préservatifs vont être distribués, ainsi que des tests rapides de détection du VIH. "S'il y a la fête, grosse fête ou petite fête, il faut y aller avec un préservatif". Tel est le message sans détour martelé par un spot diffusé à la télévision à destination des millions de festivaliers qui vont envahir Rio pendant une dizaine de jours.

600.000 touristes attendus pour la Coupe du monde

Les images (voir la vidéo ci-dessous) montrent aussi les principaux stades de foot des douze villes hôtes qui vont accueillir la Coupe du monde de foot du 12 juin au 13 juillet prochain. Car dès la fin du carnaval, une campagne spécifique au Mondial sera diffusée avec les slogans "Protège le but" et "Onze unis pour la santé", à destination des trois millions de Brésiliens qui se déplaceront dans le pays, mais aussi et surtout des quelque 600.000 touristes attendus pour l'événement.

Pour un pays peuplé de 200 millions d'habitants, le plus grand pays catholique du monde, l'initiative peut surprendre. Et pourtant, le Brésil est à la pointe de la prévention depuis quelques années. En 2013, près de 610 millions de préservatifs ont été distribués. Par ailleurs, les 340.000 séropositifs recensés dans le pays ont tous accès à un traitement gratuit. Mais avec quelque 150.000 séropositifs estimés qui s'ignorent, selon le directeur de santé du ministère, Jarbas Barbosa, la prévention est plus que jamais de rigueur. Tout comme les campagnes médiatiques, considérées comme beaucoup plus agressives et visibles que celles des pays européens.

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