Le nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité au VIH a diminué en 2018

Le nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité au VIH a diminué en 2018

SIDA - Selon Santé publique France, le nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité au VIH en 2018 a diminué. La ministre de la Santé appelle à continuer les efforts pour enrayer cette épidémie d'ici 2030.

Santé publique France estime que 6200 personnes ont découvert leur séropositivité au VIH en 2018. Un chiffre en baisse de 7% par rapport à 2017. La diminution observée entre 2013 et 2018 pour les personnes nées en France est même de 16% pour les hommes ayant des relations homosexuelles, et de 22% chez les personnes contaminées par des rapports hétérosexuels. 

Le communiqué du ministère de la Santé diffusé ce mercredi pour se féliciter de ces chiffres précise en revanche que le nombre reste stable chez les femmes hétérosexuelles nées à l’étranger, et a augmenté de 38% chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes nés à l’étranger.

"Il est donc nécessaire de poursuivre les actions engagées et de renforcer, en parallèle d’une approche en population générale, une approche ciblée en direction des populations les plus exposées au VIH", déclare le ministère. Il insiste sur le fait que les "actions engagées" doivent être poursuivies et renforcées, et rappelle l’importance de la prévention, notamment chez les jeunes.

Une réunion pour collecter 14 milliards de dollars

"La PreP, le traitement post-exposition (TPE), le préservatif, le dépistage et le traitement comme prévention sont les clés pour mettre fin à l’épidémie. Notre responsabilité est d’en faire bénéficier tous ceux qui en ont besoin. Plus que jamais nous devons tous être mobilisés, pouvoirs publics, professionnels et acteurs associatifs : mettre fin à l’épidémie VIH d’ici 2030 c’est possible !" assure la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

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Ce jeudi, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme va tenter de collecter 14 milliards de dollars à Lyon pour financer ses actions et tenter de venir à bout de ces épidémies d’ici à 2030, comme le souhaite l’ONU. Mais cette barre pourrait être difficile à atteindre, car la cause du sida peut sembler moins urgente qu’il y a quelques années. "Dans le contexte actuel, toute augmentation importante au-delà des 12,2 milliards de dollars" récoltés il y a trois ans, lors de la dernière conférence de refinancement du Fonds mondial, "sera considérée comme un succès" explique-t-on à l’Elysée. 

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