Covid-19 : le vaccin à ARN messager de Sanofi ne sera pas prêt avant 2022

En retard dans la production de son propre vaccin contre le Covid-19, le groupe pharmaceutique va aider à conditionner celui de son concurrent Pfizer-BioNTech.

ÉPIDÉMIE - Le groupe pharmaceutique français a annoncé ce dimanche que son candidat-vaccin utilisant la technologie ARN messager ne verra pas le jour avant 2022.

Le vaccin contre le Covid-19 à ARN messager développé par Sanofi avec l'américain Translate Bio ne sera pas prêt avant l'année prochaine. Un nouveau revers pour le groupe pharmaceutique français. Initialement, sa sortie était prévue pour la fin de l'année 2021. "Ce vaccin ne sera pas prêt cette année, mais il pourrait s’avérer utile plus tard, surtout si le combat contre les variants devait se poursuivre", explique le directeur général de Sanofi, Paul Hudson, dans un entretien au Journal du Dimanche, sans donner plus de détails. Les essais cliniques de ce vaccin, qui utilise la même technologie que ceux de Pfizer-BioNTech et Moderna, doivent débuter au cours de ce trimestre, a-t-il précisé.

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Le laboratoire français avait déjà annoncé en décembre que son candidat-vaccin à protéine recombinante, qu’il développe cette fois avec le laboratoire britannique GSK, ne serait pas disponible avant le quatrième trimestre de 2021. Les données provisoires d’un essai clinique ont montré des résultats insatisfaisants pour les personnes les plus âgées. "Nous aurions aimé être prêts plus tôt. Mais pour concevoir le meilleur vaccin possible, aucun compromis sur son efficacité n’était possible, particulièrement vis-à-vis des populations les plus âgées", explique au JDD le PDG de Sanofi. "Nous travaillons pour qu’il soit disponible au dernier trimestre", promet-il.

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En attendant, Sanofi a annoncé qu'il allait produire au second semestre le vaccin contre le Covid-19 mis au point par l'alliance américano-allemande Pfizer-BioNTech. Le laboratoire français va conditionner 100 millions de doses à partir de juillet prochain dans une usine de Francfort, en Allemagne. "Certains y voient un échec, mais fallait-il rester les bras croisés ? Cette décision va permettre de sauver des vies ! Nous sommes les premiers à agir ainsi et, pour l'instant, nous en faisons plus que beaucoup d'autres", souligne Paul Hudson, en réaction au "bashing" auquel le laboratoire fait face depuis qu'il a annoncé un retard pour son principal candidat-vaccin contre le Covid-19.

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