Le vaccin Sanofi pas disponible avant fin 2021 : sera-t-il encore utile ?

Le vaccin Sanofi pas disponible avant fin 2021 : sera-t-il encore utile ?

RETARD - Le vaccin développé par Sanofi et GSK ne sera pas mis sur le marché avant le dernier trimestre 2021, à la suite de résultats moins bons qu'espéré lors des essais cliniques. Alors que la France compte lancer sa campagne de vaccination grand public au printemps, ce vaccin sera-t-il vraiment utile ?

Depuis ce mois de décembre, la campagne de vaccination a démarré dans certains endroits du globe. C'est notamment le cas du Royaume-Uni, qui a déjà injecté des doses du vaccin Pfizer/BioNTech à certaines personnes âgées. La France devrait suivre en janvier, en cas d'accord de l'Agence européenne du médicament et de la Haute autorité de santé. Par la suite, des vaccins d'autres laboratoires pourrait rapidement lui emboîter le pas, notamment ceux développés par Moderna ou AstraZeneca. Ils permettront d'alimenter la campagne de vaccination souhaitée par la France, dont la phase grand public doit s'ouvrir au printemps.

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Une phase à laquelle ne participera pas Sanofi. L'été dernier, le laboratoire français, lié à GSK, annonçait la possibilité de produire un milliard de doses de son vaccin en 2021, et prévoyait une approbation de son produit au cours du premier semestre de cette même année. Mais ce vendredi, les deux groupes ont indiqué qu'il ne fallait pas s'attendre à ce que leur vaccin soit disponible avant fin 2021, suite à une réponse immunitaire insuffisante au cours de ses premiers essais cliniques chez les personnes âgées. Dès lors, le vaccin sera-t-il vraiment utile s'il n'est disponible que longtemps après la concurrence ?

Il n'est pas question d'abandonner- Thomas Triomphe, vice-président exécutif de Sanofi Pasteur

Pour Thomas Triomphe, vice-président exécutif de Sanofi Pasteur, la branche vaccins du laboratoire français, poursuivre les essais est primordial. "Nous annonçons un retard et trois ou quatre mois dans le développement de notre vaccin", indique-t-il dans une interview accordée à l'AFP. Mais "nous avons une mission de santé publique", insiste-t-il. "Comment imaginer que nous décidions aujourd'hui de tout arrêter si dans trois, quatre ou cinq mois, la moitié des producteurs de vaccins n'arrivent pas à produire suffisamment de doses ? Ou qu'il y ait un problème avec un vaccin inefficace ou contre-indiqué pour telle ou telle population ?"

En ce sens, "il n'est pas question d'abandonner, nous ne voulons avoir aucun regret", poursuit Thomas Triomphe. "Nous disposons d'une technologie établie, que nous maîtrisons bien. [...] Si nous n'avons pas réussi à déterminer la bonne formulation en phase 1/2 mais que nous savons désormais comment l'améliorer, il n'y a aucune raison de rester les bras croisés."

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Le vaccin de Sanofi, attendu lors du quatrième trimestre 2021, entrera en phase 3 au cours du deuxième trimestre de l'année prochaine, en cas de résultats positifs lors d'une phase d'essais complémentaires lancée en février. En outre, ce retard "ne remet pas en cause la stratégie vaccinale de notre pays", a indiqué le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, ce vendredi sur LCI, alors que l'Union européenne avait passé un accord pour la livraison de 300 millions de doses pour le vaccin de Sanofi.

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