Les dangers des médicaments anti-rhume

Les dangers des médicaments anti-rhume

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MEDICAMENTS - Humex, Actifed, Dolirhume, Nurofen… Selon Une enquête de 60 millions de consommateurs, plus d'une dizaine de médicaments anti-rhume, disponibles sans ordonnance, présenteraient de sérieux risques pour le consommateur du fait de leurs nombreuses contre-indications.

Ils peuvent sauver nos nuits, mais à nos risques et périls. Selon le magazine 60 millions de consommateurs, les médicaments anti-rhume ne seraient pas sans dangers pour les utilisateurs. Certains d'entre eux pourraient en effet causer de graves effets secondaires, quand d'autres auraient de trop nombreuses contre-indications. Le risque est d'autant plus important que ces médicaments sont vendus sans ordonnance en pharmacie, et entrent donc dans ce qu'on appelle l'automédication.

Pour en venir à cette conclusion, le magazine a testé 33 de ces médicaments utilisés couramment. Au total, 14 d'entre eux ont été jugés dangereux pour le consommateur. Pour quelles raisons ? Certains contiennent des antihistaminiques, une substance active à proscrire dans de nombreux cas (glaucomes, troubles urinaires) et d'autres de la pseudoéphédrine, un vasoconstricteur qui expose à des risques d'AVC. Enfin, une dernière catégorie de ces médicaments est tout simplement inutile car inefficace.

Bientôt sur ordonnance ?

Le magazine s'inquiète également de "l'effet cocktail" de ces médicaments, causé par l'accès en libre-service et le comportement des malades. Leurs molécules ne sont pas forcément compatibles avec d'autres médicaments ou même entre elles, si le patient prend deux marques en même temps. "Il y a du paracétamol, un vasoconstricteur qui peut présenter des risques d'accidents assez sérieux. Ces médicaments devraient être interdits sans ordonnance", explique à Europe 1 , Victoire N'sondé, enquêtrice chez 60 millions de consommateurs.

Un risque plus important que les bénéfices ? La crainte avait déjà été évoquée récemment par l'Agence nationale de santé (ANSM). Cette dernière évoquait en décembre 2012 "des données récentes de pharmacovigilance faisant état d'une persistance d'effets indésirables cardiovasculaires et neurologiques, exceptionnels mais graves dans les décongestionnants (vasoconstricteurs)". En attendant de nouvelles recommandations sur le sujet, le mieux serait donc de prendre son mal, et son nez, en patience.

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