Les Français craignent plus le cancer qu'Alzheimer ou le sida

Les Français craignent plus le cancer qu'Alzheimer ou le sida

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MALADIE – À l'approche de la journée mondiale contre le cancer, qui a lieu le 4 février, un sondage se penche sur les rapports que les Français entretiennent avec le cancer.

Chaque année, 85.000 hommes et 63.000 femmes meurent du cancer en France. Ces chiffres élevés font du cancer la principale cause de mortalité dans l'Hexagone. Et les Français sont 51% à le savoir, révèle une enquête Ipsos pour la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer . Pas étonnant que, pour 57% des Français, le cancer soit la maladie la plus crainte, devant Alzheimer (19%), le sida (8%) ou les maladies cardiovasculaires (8%). Ils sont même 72% à estimer probable qu'ils développent un jour un cancer.

"La bonne nouvelle, c'est qu'ils ont une vision extrêmement pessimiste, signale à metronews Axelle Davezac, directrice générale de la Fondation ARC. Il existe une grande distorsion entre leurs perceptions et la réalité de la maladie." En effet, 55% des Français pensent qu'on ne guérit aujourd'hui qu'un cancer sur trois et seuls 27% pensent qu'un cancer sur deux est guérit, ce qui est pourtant la réalité.

Faire du cancer une maladie chronique

"À terme, nous pouvons faire du cancer une maladie chronique", s'enthousiasme Axelle Davezac. Elle estime que certains cancers pourront être totalement guéris et que, pour les autres, "on arrivera à maîtriser la maladie grâce à un système de surveillance de la cellule cancéreuse pour que le patient vive avec".

Cet avenir plein d'espoir, c'est grâce à la recherche que l'on peut l'entrevoir : "Nous avons compris qu'il n'y avait pas qu'un cancer mais des cancers. Aujourd'hui, pour forcer le trait, il y a un traitement pour les personnes qui ont telle localisation de cancer. L'objectif, grâce aux découvertes récentes comme le séquençage du génome, est de comprendre de quelle anomalie il s'agit pour donner le bon médicament. En revanche, pour cela, il faut mobiliser des moyens financiers."

Après avoir montré que les essais cliniques (coûtant chacun 1,6 million d'euros) peuvent sauver des vies, la Fondation ARC souhaite élargir l'accès aux innovations thérapeutiques . "La priorité est d'épargner toutes les vies qui peuvent l'être. C'est une cause qui est un enjeu de vie. Nous sommes dans l'urgence", ponctue Axelle Davezac. D'où un appel aux dons. Bonne nouvelle : 98% des Français estiment que, dans le contexte économique actuel, la recherche sur le cancer doit rester une priorité.

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