Les promesses de dons au Téléthon en nette baisse pour cette 34e édition

Une animation lors du lancement du Téléthon, en septembre 2020.

GÉNÉROSITÉ - Les promesses de dons pour le Téléthon sont cette année à la peine. Le compteur affiche plus de 16 millions d'euros de moins que l'an passé. Un manque à gagner qui s'explique en partie par la crise sanitaire.

Le compteur affichait pourtant vers 20h, samedi, un montant équivalent à celui enregistré lors de l'édition 2019 à la même heure. Les organisateurs du Téléthon annoncent ce dimanche que les promesses de dons ont atteint 58,29 millions d'euros pour cette 34e édition, soit un montant bien en deçà de celui enregistré l'an dernier. 74,6 millions d'euros avaient été levés pendant la durée du Téléthon 2019 et 87 millions au total (le compteur reste ouvert encore un peu de temps après l'événement). La faute notamment à l'annulation de nombreux événements en raison de la crise sanitaire.

Le terrain et ses petits dons en moins

"Dans ce contexte sanitaire qui a conduit à l’annulation d’un très grand nombre d’animations dans les villes et les villages, les Français ont été au rendez-vous de ce Téléthon exceptionnel : celui des plus grandes victoires de son histoire", se sont malgré tout félicités les organisateurs dans un communiqué. L'événement de collecte de dons pour la recherche sur les maladies rares, lancé vendredi soir, s'est réduit à sa retransmission sur les chaînes de France Télévisions et à des défis sur internet. 80% des animations habituelles ont été annulées à cause des restrictions imposées par la lutte contre le Covid.

"D'habitude, il y a 12.000 communes qui participent au Téléthon, soit une sur trois, 250.000 bénévoles et 5 millions de Français. La très grande majorité de ces animations est empêchée aujourd'hui", avait souligné plus tôt cette semaine la présidente de l'organisation AFM-Téléthon, Laurence Tiennot-Herment, dans un entretien à l'AFP.  Or, "le terrain, c'est 40% de la collecte", et notamment "l'addition de tout petits dons", avait-elle fait valoir. Les dons par internet ou téléphone se poursuivront jusqu'au 11 décembre, précisent les organisateurs.

30 ans de recherche et d'espoir pour les malades

Le Téléthon fêtait cette année un anniversaire important : les 30 ans de Généthon, le laboratoire de pointe que ce marathon caritatif a permis de financer. Inauguré le 8 décembre 1990, il a permis plusieurs avancées dans la thérapie génique, qui consiste à introduire du matériel génétique dans des cellules pour soigner une maladie. L'an dernier, le premier médicament issu de recherchées menées au Généthon a obtenu une autorisation de mise sur le marché aux États-Unis, avant le Japon et l'Europe cette année. Ce traitement, le Zolgensma (laboratoire Novartis), permet de traiter l'amyotrophie spinale, maladie neuromusculaire qui condamnait les bébés à une mort précoce. Sur onze médicaments-gènes aujourd'hui homologués dans le monde, "quatre sont directement issus de nos recherches ou de nos financements" et cinq y sont indirectement liés, selon l'AFM-Téléthon.

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Généthon vient d'autre part d'obtenir le feu vert de l'Agence du médicament (ANSM) pour démarrer un essai de thérapie génique dans la myopathie de Duchenne, maladie emblématique du Téléthon. L'essai international, qui devrait débuter en février, portera sur de jeunes garçons atteints de myopathie de Duchenne au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Israël et en France.

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