Les propriétaires de chien auraient 24% de risques en moins de mourir prématurément

Santé

SANTÉ - Si vous hésitez à adopter un chien, voilà une bonne raison de franchir le pas. Une méta-analyse montre qu’en avoir un comme animal de compagnie diminue considérablement les risques de mort prématurée.

Avoir un chien pourrait peut-être prolonger votre vie. C’est en tout cas ce que démontrent des chercheurs canadiens après avoir effectué une méta-analyse, une méthode qui combine les résultats de plusieurs études, afin d’observer l’effet des chiens sur la santé de leurs maîtres ou de leurs maîtresses. Pour ce faire, ils ont pris en compte les données de près de 3,8 millions de personnes venues des États-Unis, du Canada ou encore du Royaume-Uni. Le résultat est sans appel : avoir un chien réduit le risque de mort prématurée de 24% par rapport à ceux qui n’en possèdent pas, et ce sur l’ensemble des causes de décès.

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Et les chiffres sont encore plus impressionnants lorsque l’étude, publiée le 8 octobre dans la revue Circulation, ne tient compte que des personnes ayant déjà subi une attaque cardiaque ou un accident vasculaire cérébral. Plus vulnérables, leur risque de mourir d’une maladie cardiovasculaire diminue de 31% si elles ont un chien comme animal de compagnie. 

Dans le même registre, une étude réalisée par des chercheurs suédois, qui vient elle aussi de paraître dans la même revue, confirme les effets positifs de la possession d’un chien pour la santé des maîtres. Selon eux, un propriétaire canin qui a subi un AVC diminue de 27% ses risques de mourir par rapport à une personne sans canidé en sa compagnie. Ce chiffre atteint même 33% pour les personnes ayant subi une crise cardiaque. Une diminution des risques non négligeable, d’autant que les crises cardiaques et les AVC représentent les principales causes de décès dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la santé.

Les chiens demandent de l'activité physique

Pourquoi de telles différences entre les propriétaires canins et les autres ? "La solitude et l’isolement sont d’importants facteurs de risque de décès prématuré", explique à CNN Tove Fall, l’une des chercheuses ayant réalisé l’étude suédoise. "Notre hypothèse était que la compagnie d’un animal domestique pouvait atténuer ce risque". Mais contrairement aux chats ou encore aux lapins, la possession d’un chien oblige son propriétaire à une activité physique régulière. "Les propriétaires célibataires doivent faire toutes les promenades canines, et nous savons que l’activité physique est importante pour la rééducation après un infarctus ou un AVC", complète Tove Fall. Si vous hésitiez à adopter un chien, voilà qui pourrait finir de vous convaincre…

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