Les scientifiques cherchent un "vrai nom" au coronavirus... et ce n'est pas simple

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Coronavirus : la pandémie qui inquiète la planète

TAXONOMIE - Il n'a qu'un nom de code : 2019-nCoV. Le "coronavirus" qui sévit en Chine n'a toujours pas de dénomination officielle. Un Comité d'experts tente de lui trouver une appellation... et ce n'est pas simple car il faut éviter les stéréotypes ou la stigmatisation d'un pays et notamment de la Chine.

Depuis des semaines qu'il sévit en Chine et dans une vingtaine d'autres pays, le coronavirus, ou plus exactement sa version actuelle, porte, à tort, le nom du groupe de virus auquel il appartient. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait recommandé le nom temporaire 2019-nCoV, qui inclut l'année de sa découverte, "n" pour signifier la nouveauté et "CoV" pour l'indication et la référence au "coronavirus". Il faut désormais lui trouver un "vrai nom" afin d'éviter.

Coronavirus fait référence aux pointes en forme de couronnes que l'on observe sur ce virus au microscope. Mais cette appellation n'est pas suffisante. Selon des informations de la BBC, des scientifiques du Comité international de taxonomie des virus (ICTV) planchent actuellement pour lui donner une toute nouvelle appellation. 

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Eviter le terme de "virus chinois"

La perspective d'attribuer un nouveau nom et une nouvelle appellation peut sembler quelque peu tardive (tout le monde parle aujourd'hui de "coronavirus") mais rien d'anormal à un tel délai selon Crystal Watson, chercheuse et professeur adjointe au John Hopkins Center for Health Security, contactée par la BBC : "La dénomination d'un nouveau virus est souvent retardée, remarque-t-elle. L'accent a, jusqu'à présent, été mis sur la réponse de la santé publique, ce qui est compréhensible". Dès lors, "le danger, lorsque vous n'avez pas de nom officiel, est que les gens commencent à utiliser des termes comme "virus chinois", ce qui peut créer un retour de bâton contre certaines populations." Ces désignations stigmatisantes ne sont d'ailleurs pas nouvelle : la grippe espagnole, en 1918, en fut un bon exemple.

Le Comité international de taxonomie des virus (ICTV) travaille depuis deux semaines pour résoudre le problème. Et, pour éviter les stéréotypes et autres complications liées à toute nouvelle appellation, cette dernière devra répondre à plusieurs impératifs : être courte et ne pas inclure de références à des lieux, personnes, cultures ou animaux spécifiques, notamment. Le nouveau nom arrivera donc ces prochains jours. 

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