L'étude du jour : la recette pour tourner la page après une rupture est...

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COUPLE – La meilleure façon de se remettre d'une séparation, ce n'est certainement pas d'en faire un sujet tabou. Au contraire.

Envie de connaître une bonne façon de se remettre d'une rupture? Ne suivez pas les conseils (malavisés) de vos amis qui vous disent de ne plus y penser parce que "la vie continue" ou "un de perdu, dix de retrouvés". Au contraire : il faut en parler, et régulièrement. Une étude menée par des chercheurs en psychologie américains et publiée dans le journal Social Psychological and Personality Science a démontré que les individus qui s'exprimaient sur leur séparation tournaient plus facilement la page.

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Décrire la séparation

Les chercheurs ont voulu savoir si le fait de participer à une étude sur la séparation conjugale causaient du tort aux individus. "À première vue, on pourrait croire que de rappeler à plusieurs reprises aux participants qu'ils viennent de se séparer, et leur demander maintes et maintes fois de décrire leur rupture, pourrait retarder leur rétablissement", souligne Grace Larson, une des deux auteurs.

Sauf que les questions (pourtant assez difficiles à entendre et auxquelles il est difficile de répondre juste après une rupture) "Quand vous êtes-vous rendu compte que votre partenaire et vous alliez vous séparer ?", "De quoi vous souvenez-vous sur la rupture en elle-même, le moment précis où vous et votre ex vous êtes séparés ?", "À quel point êtes-vous encore en contact avec votre ex ? Quelle est la nature de ces contacts ?" et "De quelle manière cette rupture a modifié votre point de vue et vos sentiments à propos des relations amoureuses ?" permettent justement aux participants d'aller mieux.

Tenir un journal

La preuve : les personnes qui avaient répondu à trois reprises, chaque fois à trois semaines d'intervalle, à ces questions se sentaient moins seules que le groupe test qui n'y avait répondu qu'une seule fois. Non seulement elles déclaraient être moins affectées émotionnellement par la rupture, mais elles avaient aussi tendance à avoir davantage remplacé le pronom "nous" par "je". Or l'usage de la première personne du pluriel montre que l'individu n'a pas cessé de se concevoir comme un membre d'une unité formée de lui et de son ex-conjoint.

Les chercheurs supposent que la participation à l'étude pousse les gens à se focaliser sur la façon dont ils se sont reconstruit une meilleure estime de soi, sans avoir besoin de faire partie d'un couple. Si Grace Larson reconnaît que la plupart des personnes qui se séparent ne peuvent participer à une recherche scientifique sur la rupture, elle évoque d'autres moyens de s'en sortir : "Par exemple, une personne peut faire part chaque semaine de ses émotions et réactions à la séparation, comme si elle s'adressait à un étranger, et en prendre note dans un journal."

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