L’étude santé du jour : 8 ans de vie en moins pour les fumeurs et pas que...

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SANTÉ – Une étude réalisée par l’Institut Scientifique de Santé publique belge s’est penchée sur l’espérance de vie des fumeurs, des non-fumeurs et des anciens fumeurs. Sans surprise, ces derniers vivent moins longtemps et finissent leur vie dans de moins bonnes conditions.

Huit ans de vie partie en fumée… S'en griller une tue, c’est une nouvelle fois prouvé par une récente étude belge menée par l ’Institut Scientifique de Santé publique publiée dans la revue américaine BMC Public Health . Les fumeurs vivraient en moyenne huit ans de moins que les non-fumeurs. Ils finiraient leur vie qui plus est en moins bonne santé. C'est la conclusion de cette étude réalisée sur des hommes et des femmes âgés de plus de 30 ans. Les chercheurs considérant que peu de personnes commencent à fumer une fois la trentaine passée.

L'étude quantifie ainsi les années d'espérance de vie chez les fumeurs, ex-fumeurs et non-fumeurs entre 1997 et 2011. Sans surprise, les fumeurs sont les grands perdants : la cigarette coûterait huit années et deux mois de vie aux femmes, contre sept années et dix mois aux hommes. Les anciens addicts ont quant à eux perdu deux ans et demi.

Une fin de vie altérée

Une espérance de vie diminuée certes. Mais aussi une fin de vie plus altérée. L'étude pointe la mauvaise qualité de vie liée à une longue pratique du tabac. "Fumer entraîne entre autres des insuffisances cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux…" assure le docteur addictologue Muriel Anguenot-Fiol au quotidien  Le Parisien . En outre, un fumeur vivrait en moyenne six ans de moins en bonne santé et connaîtrait ainsi plus tôt "l'état d'incapacité". C'est-à-dire la difficulté à accomplir certaines tâches quotidiennes : s'asseoir, se lever, s'habiller ou encore manger.

Seule solution pour enrayer la machine : arrêter la cigarette au plus tôt si ce n’est au plus vite. Les auteurs de l'étude insistent sur la "nécessité absolue d'inciter tous les fumeurs à tourner définitivement le dos au tabac". En France, le pari est loin d'être gagné. Et pour cause, l'Hexagone compte encore 16 millions de fumeurs, soit près de 32 % de la population, contre près de 5 millions au Canada (16 % de la population). Des proportions régulièrement en baisse depuis les années soixante, mais encore bien trop élevés.

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