L’étude santé du jour : deux questions simples pour dépister l’alcoolisme

L’étude santé du jour : deux questions simples pour dépister l’alcoolisme
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SANTÉ - Selon une étude menée par l’université de Leicester (Angleterre), réalisée parmi 5 646 patients, il suffirait de répondre à un tout petit questionnaire pour identifier un problème d’alcool.

Envoyer des SMS à son ex, tweeter des insultes à son boss, publier un ie avec son poney sur Facebook… Oups. Boire un petit coup de trop, OK, la chose peut arriver. Mais à quelle fréquence et avec quelles conséquences ? Et surtout à quel moment faut-il s’interroger sur sa consommation d’alcool ? Occasionnelle ou vraiment régulière, petite griserie au coma éthylique ? Bref, êtes-vous un sujet à risque ?

L’étude menée par les chercheurs de l’ université de Leicester , publiée le 7 juillet dans le British Journal of General Practice , permet de diagnostiquer l’alcoolisme ou un comportement à risque chez un patient. En étudiant les cas de 5 646 participants de 17 études préexistantes sur l'alcool, ils ont pu déterminer l'efficacité d’un seul mini questionnaire, résumable en deux questions. A elles seules, ces deux questions permettent, dans 87,2 % des cas, d'identifier correctement un problème d'alcool, et dans 79,8 % de savoir qu'une personne n’en souffre pas.

Un outil conséquent

- À quelle fréquence buvez-vous six verres ou plus en une même occasion ?
- Au cours de cette dernière année, s'est-il passé quelque chose que vous regrettez après avoir consommé de l'alcool ?

Un outil conséquent au regard des 3,3 millions de personnes qui meurent chaque année dans le monde des causes de l'alcool, selon un rapport de l'OMS de 2014. Et surtout bien pratique pour les médecins généralistes. "Les médecins généralistes sont souvent débordés", explique le Dr Alex Mitchell, principal auteur de l'étude.

"Ils n'ont pas toujours le temps de mener une enquête approfondie pour savoir si, oui ou non, leur patient présente une dépendance à l'alcool. Avec ces deux questions, le médecin généraliste peut savoir d'emblée s'il doit poursuivre l'enquête ou non", précise le spécialiste en psycho-oncologie. Un doute ? Parlez-en à votre médecin traitant.

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