L'étude santé du jour : la pollution de l'air pourrait favoriser l'apparition d'Alzheimer

L'étude santé du jour : la pollution de l'air pourrait favoriser l'apparition d'Alzheimer

MEMOIRE – Une étude conjointement menée par des chercheurs mexicains et américains a démontré que la pollution de l'air avait un impact sur l'évolution potentielle de la maladie d'Alzheimer. L'expérience a été réalisée à Mexico City, l'une des villes les plus polluées au monde.

A chaque jour son lot de mauvaises nouvelles concernant la pollution atmosphérique. La dernière découverte en date en la matière, nous la devons à des chercheurs mexicains et américains. Dans une étude publiée dans le Journal of Alzheimer's Disease , ils ont établi une corrélation entre la pollution atmosphérique et le risque de développer une maladie dégénérative type Alzheimer. Des résultats effrayants d'autant plus que les tests n'ont pas été menés sur des personnes âgées mais sur des enfants et leurs parents.

Méthodologie : parent et enfant, porteurs du gène favorisant l'apparition d'Alzheimer, étudiés
Les recherches ont été menées sur des habitants de Mexico City, ville particulièrement touchée par la pollution aux particules fines. Les chercheurs ont sélectionné un enfant et l'un de ses parents, tous deux porteurs d'un gène pouvant favoriser l'apparition d'Alzheimer. Et c'est en particulier leur hippocampe qui a été étudié, à savoir cette zone du cerveau qui gère les fonctions cognitives et qui joue un large rôle dans les mécanismes de mémoire.

EN SAVOIR + >> Maladie d'Alzheimer : le point sur la recherche

Ce que l'étude a démontré : l'hippocampe fortement impacté
L'étude a révélé que cette zone du cerveau était touchée chez des enfants porteurs du gène et exposés à la pollution de Mexico en comparaison avec des enfants évoluant dans un environnement beaucoup plus sain. Plus graves, les parents, plus âgés donc, et exposés depuis plus longtemps que leurs enfants, présentaient une déficience encore plus importante. Ce qui tendrait à prouver que la pollution atmosphérique compromet concrètement le fonctionnement de cette zone du cerveau.

D'autre part, les enfants et les adolescents habitant Mexico City présentent de nombreuses pathologies inquiétantes : inflammations neurologiques, déficits immunitaires , déficits olfactifs, dérèglements hormonaux

Ce qu'il faut en conclure : des conséquences catastrophiques pour les générations futures
Avec cette étude, les scientifiques ne cachent pas leur inquiétude. En effet, pour eux, cette causalité entre la pollution atmosphérique et les signes de dégénérescence neurologique des jeunes générations porteuse du gène qui pourrait favoriser Alzheimer est extrêmement alarmante.

Pour rappel, rien qu'aux USA, 200 millions de personnes vivent dans des zones ou le taux de pollution à l'ozone et aux particules fines est supérieur aux recommandations médicales en vigueur. Les auteurs de l'étude mettent ainsi en garde, en expliquant qu'il reste une cinquantaine d'années à la communauté internationale pour redresser la barre en matière de pollution : autrement la multiplication des cas d'Alzheimer pourrait devenir un enjeu urgent de santé publique

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