L’étude santé du jour : le syndrome de stress post-traumatique mieux détecté

Santé

SANTÉ – Une étude réalisée par des chercheurs de l’Inserm auprès de personnes admises aux urgences démontre qu’une meilleure détection des syndromes de stress post traumatique est possible.

Chaque année, un Français sur dix se rend aux urgences traumatisé à la suite d'un accident. Et si la plupart quittent l’établissement rapidement sans blessures graves, d’autres le quittent trop vite et sont ensuite victimes de stress post-traumatique.

Des chercheurs de l 'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) ont ainsi étudié le devenir de 1 300 patients admis après un traumatisme entre 2007 et 2009 et ont démontré qu'il était possible de détecter ceux qui développeront un syndrome de stress post-traumatique. Syndrome caractérisé par des maux de tête, peurs incontrôlées, douleurs, troubles de la vision ou de l’équilibre, irritabilité, cauchemars, insomnie…

Des facteurs de risques reconnus

La plupart du temps, les symptômes disparaissent au bout de six mois mais, chez certaines personnes, ils peuvent persister au-delà et nécessitent une prise en charge particulière. "Des recherches sont toujours en cours dans ce domaine mais des thérapies comportementales et cognitives peuvent être prescrites" rappelle Emmanuel Lagarde directeur de recherche Inserm au centre de recherches "épidémiologie et biostatistique" (Inserm/université de Bordeaux), dans l’article publié jeudi 17 juillet dans Jama Psychiatry.

Sur ces 1 300 patients étudiés, plus de 500 souffraient d'un traumatisme crânien léger, les autres de blessures diverses. Trois mois après leur accident, l'ensemble de ces personnes a été rappelé. Il en ressort que le risque serait plus fréquent chez les femmes et les personnes victimes d'un accident de la route ou d'une agression. L'état de santé physique et mental de la victime avant l'accident influe aussi sur l'apparition du traumatisme. "Il survient chez 2 % des personnes blessées et le chiffre passe à 9 % en cas de traumatisme crânien", détaille en outre Emmanuel Lagarde. Autant d’éléments à prendre en compte à l’heure de la signature du bon de sortie de l’hôpital.

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