L'étude santé du jour : les aînés risquent moins l'obésité que les enfants uniques

L'étude santé du jour : les aînés risquent moins l'obésité que les enfants uniques
Santé

OBESITE INFANTILE - Une étude américaine montre que la naissance d'un petit frère ou d'une petite sœur réduit le risque d'obésité chez l'enfant et toutes les maladies qui y sont liées.

Pour assurer la ligne de son enfant, il serait bon... d'enfanter de nouveau. En effet, devenir grand frère ou grande sœur améliorerait l'IMC (indice de masse corporelle) de l'aîné, selon une étude de l'université du Michigan (États-Unis).

Les scientifiques montrent dans cette recherche, à paraître au mois d'avril 2016 dans la revue Pediatrics , que les aînés avaient un IMC plus sain que les enfants du même âge qui n'ont pas de petit frère ou de petite sœur. Indirectement, cela permet d'éviter les risques d'hypertension artérielle, d'une hausse des triglycérides (les graisses dans le sang responsable des maladies cardiovasculaires), d'un diabète ou encore de problèmes d'articulaires.

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Méthodologie : 697 enfants suivis
Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques ont étudié les données de 697 enfants, vivant un peu partout aux Etats-Unis. "C'est la première du genre à suivre l'évolution de l'IMC des enfants devenus grand frère ou grande sœur", se félicite le Dr Julie Lumeng, pédiatre et co-auteure de l'étude.

Ce que l’étude a montré : moins de 4 ans d'écart réduit significativement le risque
Les conclusions de l'étude font dresser aux scientifiques un constat : les enfants qui ont un petit frère ou une petit sœur ont un IMC plus sain que ceux qui n'en ont pas. Mieux, ce résultat est d'autant plus vrai lorsque l'aîné à une différence de moins de quatre ans avec son cadet. "Cependant, nous avons très peu d'informations sur la façon dont cette nouvelle naissance impacte sur le risque d'obésité", explique encore la pédiatre. Alors que l'obésité infantile continue de préoccuper les médecins, les scientifiques souhaitent approfondir leur recherche afin "de créer de nouvelles stratégies pour que les enfants grandissent en bonne santé"

Pour rappel l'IMC se calcule en divisant le poids (en kilos) par la taille (en mètres) multipliée par la taille (en mètres). L'équivalent de la formule : poids/taille².
Quand le résultat est inférieur à 18,5, on parle de maigreur. S'il est compris entre 18,5 et 24,9, le poids est considéré comme "normal". Entre 25 et 29,9, la personne concernée est en surpoids. A partir de 30, on parle d'obésité.

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Ce qu’il faut en conclure : mieux manger et plus bouger
Malgré cela, leurs observations leur ont permis de dégager deux théories. D'abord, avoir un nouveau membre dans la famille inciterait les parents à revoir leur alimentation pour adopter des habitudes plus saines. Ces changements, surtout lorsque l'enfant est en bas âge, influent de manière significative sur son développement. Ensuite, les auteurs notent que ces enfants sont plus actifs lorsqu'ils ont un cadet. Cela réduirait notamment le temps qu'ils passent devant les écrans de télévision ou d'ordinateur.

Si vous ne souhaitez pas agrandir davantage votre tribu, vous pouvez toujours faire attention à l'alimentation de votre progéniture ainsi que le faire se dépenser. De plus, une balade dominicale dans un parc fera le plus grand bien à toute la famille.

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