L'étude santé du jour : les garçons aussi sont des langues de vipère

L'étude santé du jour : les garçons aussi sont des langues de vipère

PRÉJUGÉS – Non, les ragots ne sont pas la spécialité de la gent féminine. L'agression relationnelle est aussi le fait de garçons.

Chipie, saleté, peste, langue de vipère ou tout simplement commère, un ensemble de noms qui désigne la gent féminine. Sauf que les filles ne sont pas les seules à colporter les bruits de couloir ni à lancer des rumeurs malveillantes. Les garçons seraient même encore plus médisants, révèle u ne étude parue récemment dans le journal Aggressive Behavior .

Anxiété et dépression

Contrairement à ce que l'on croit, ils ne font pas que se bagarrer pour régler les querelles de cour de récré. Eux aussi sont adeptes de ces agressions dites relationnelles (pour les différencier des altercations physiques), qui consistent à faire du mal en répandant des rumeurs, en portant atteinte à la réputation d'autrui ou de son entourage ou encore en l'excluant du groupe.

Les filles décrochent la palme dans la catégorie "victimes de ce type de comportements". Or les chercheurs signalent que les agressions relationnelles sont aussi préoccupantes que des agressions physiques et même pire que les insultes et l'humiliation verbale. Elles peuvent engendrer de l'anxiété, un état dépressif, des plaintes somatiques, des résultats scolaires en chute et une inadaptation sociale générale.

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Rumeurs et exclusion

Pour parvenir à ces résultats, les auteurs de cette étude ont suivi 620 adolescents américains pendant sept ans, de la 6ème à la Terminale. Chaque année, ils leur ont demandé si, dans les trente jours précédant le questionnaire, ils avaient :

exclu un autre collégien / lycéen du groupe,
dit à leurs camarades qu'ils ne les aimeraient pas sauf s'ils leur obéissaient,
essayé d'empêcher leurs camarades d'en apprécier un en particulier en disant des choses méchantes sur lui,
répandu une rumeur fausse sur quelqu'un,
exclu volontairement un camarade de classe d'une activité,
dit des choses sur un collégien / lycéen pour faire rire les autres élèves.

Ils leur ont aussi demandé s'il avaient été victimes de ce type d'actes dans le mois précédent.

Les filles plus victimes

Presque tous les élèves ont reporté être l'auteur d'au moins une agression relationnelle pendant les sept ans qu'a duré l'étude (96% des garçons et des filles). Et 92,3% des garçons et 94,3% des filles en ont été victimes au moins une fois. Mais, chaque année, les scores moyens de perpétration d'agression indirecte étaient plus hauts chez les garçons. En revanche, ceux de victimisation étaient plus élevées chez les filles.

Reste toutefois à mener des études pour savoir si les filles ont effectivement plus tendance à être la cible d'agressions relationnelles ou si elles sont plus sujettes à relever ces actes et les percevoir comme agressifs. Les chercheurs suggèrent donc de conduire davantage d'études pour cerner au mieux le phénomène... et pouvoir le prévenir, chez les filles comme chez les garçons.

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