L'étude santé du jour : les jeunes maigrissent moins facilement que leurs parents

Santé
NUTRITION – Nos choix alimentaires ainsi que notre activité physique ne sont pas les seuls facteurs à entrer en compte dans le processus de perte de poids. Une nouvelle étude met en lumière les effets négatifs de nos modes de vie qui ont drastiquement changé en 40 ans.

Maigrir, c'est pas du gâteau ! On sait depuis longtemps déjà que surveiller son alimentation et pratiquer un sport sur des bases régulières a tendance à nous aider à perdre nos kilos superflus.

Toutefois, selon une récente étude, l'équation ne serait pas si simple. Selon les travaux de chercheurs canadiens, parus dans la revue Obesity Research & Clinical Practice , notre date de naissance influerait sur notre capacité à perdre plus ou moins de kilos. Ainsi, baby-boomers (nés après la Seconde guerre mondiale) et jeunes issus de la génération Y (âgés de 15 à 35 ans) ne sont pas du tout égaux devant les régimes. Les premiers auraient tendance, de fait, à prendre moins d'embonpoint que leurs enfants.

Méthodologie : comparaisons des régimes alimentaires de deux générations.
Pour mener à bien cette étude, les scientifiques ont analysé les données relatives aux habitudes alimentaires de 36.400 adultes américains entre 1971 et 2008. Des informations relatives à l'activité physiques ont, elles, été collectées entre 1988 et 2006 auprès de 14 419 adultes.

Ce que l'étude a montré : des éléments extérieurs empêchent la perte de poids
Si toutes les études déclarent que bien manger et bouger favorise la disparition des kilos superflus, cette dernière a révélé que cette antienne ne s'avérait plus aussi efficace sur le long terme. En effet, le mécanisme de la perte de poids serait bien plus complexe, selon les chercheurs. Ainsi, les évolutions de notre mode de vie ces dernières années entraveraient le métabolisme. Médicaments, pesticides, anarchie des heures de repas, stress, manque de sommeil... tous ces facteurs empêcheraient les nouvelles générations de maigrir dans les mêmes proportions que leurs aînés qui, eux, étaient beaucoup moins exposés à ces différents facteurs.

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Ce qu'il faut en déduire : manger moins mais également mieux
Attention à ne pas tomber dans le fatalisme. Si maigrir semble, selon cette étude, plus difficile aujourd'hui, personne ne dit que c'est impossible pour autant. On ne le répétera jamais assez : il faut contrôler ce que vous mangez. Si les calories sont à surveiller, les efforts ne s'arrêtent pas là. Mangez à heures fixes et éviter les préparations toutes faites. Un repas fait maison comporte des qualités nutritionnelles incomparables et permet de limiter les quantités de gras, de sucre et de sel que vous ingérez. Et n'oubliez pas : bouger vous sera d'une grande aide pour réguler votre appétit, votre sommeil, et contrôler votre stress. Ça ne peut donc vous faire que du bien !

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