L'étude santé du jour : passer 2 heures par jour sur Facebook nuit au bien-être psychologique des ados

L'étude santé du jour : passer 2 heures par jour sur Facebook nuit au bien-être psychologique des ados

L'étude santé du jour - L'utilisation excessive des réseaux sociaux, au-delà de deux heures par jour, peut affecter la santé mentale des adolescents les plus fragiles, selon une étude.

On y retourne chaque jour, irrémédiablement. En quelques années, les réseaux sociaux, de Facebook à Snapchat, en passant par Twitter ou Instagram, ont bouleversé nos habitudes de vie, pour le meilleur et parfois le pire. Aujourd'hui, les 13-19 ans passent en moyenne 13 heures et 30 minutes chaque semaine sur le Web, dont la majeure partie sur les réseaux sociaux, d'après une enquête Ipsos publiée en avril dernier. A en croire les conclusions d'une étude menée par l'Agence de santé de la ville d'Ottawa au Canada, parues dans la revue Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking, l'utilisation permanente de ces plateformes, qui relève même parfois de l'addiction, aurait des effets néfastes sur le bien-être psychologique des adolescents les plus fragiles.

Méthodologie : évaluer la santé mentale de plus de 750 collégiens et lycéens
Pour réaliser cette étude, les scientifiques ont suivi 753 collégiens et lycéens (dont 55% de filles) scolarisés dans l'un des établissements de la ville d'Ottawa au Canada. Les volontaires ont dû répondre à un questionnaire pour indiquer le nombre d'heures qu'ils passent chaque jour sur les réseaux sociaux et comment ils évaluent leur santé mentale ou émotionnelle.

Ce que l'étude a montré : santé mentale fragile, détresse psychologique, pensées suicidaires
A partir de l'analyse de ces informations, les chercheurs ont constaté que "les adolescents qui sont sur les réseaux sociaux deux heures ou plus par jour ont de façon significative plus de risques d'avoir une santé mentale fragile, d'être dans la détresse psychologique et d'avoir des pensées suicidaires". Un quart des cobayes ont reconnu passer quotidiennement plus deux heures sur les plateformes comme Facebook, Twitter, Snapchat ou encore Instagram. Bien qu'aucun lien de causalité entre l'utilisation excessive des réseaux sociaux et les risques de troubles psychologiques n'ait pu être démontré, l'étude a montré une corrélation significative entre les deux comportements.

En outre, les résultats de l'étude mettent en avant le fait que les adolescents les plus fragiles psychologiquement sont davantage susceptibles d'utiliser les réseaux sociaux qui contribuent par conséquent à nourrir leur mal-être. Toutefois, "la simple utilisation des réseaux sociaux ne peut pas expliquer totalement la survenue de problèmes psychologiques", reconnaît le Dr Hugues Sampasa-Kanyinga, qui a dirigé l'étude, interrogé par le site EurekAlert !.

Ce que cela va changer : vers la mise en place d'outils d'aide psychologique ?
Le fait d'interdire les réseaux sociaux aux adolescents les plus fragiles n'aurait aucun effet, estime le Dr Brenda K. Wiederhold, de l'Interactive Media Institute de San Diego en Californie, qui préconise plutôt la mise en place d'outils d'aide psychologique au sein même de ces plateformes. "Les réseaux sociaux peuvent être un problème pour certains et aussi une solution. Comme les adolescents sont sur ces sites, c'est l'endroit idéal pour ceux qui sont responsables de la santé publique pour atteindre et toucher cette population vulnérable." L'Agence de santé de la ville d'Ottawa recommande de son côté aux parents de prêter davantage attention au comportement de leurs enfants.

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