L'étude santé du jour : pourquoi les bisexuels sont en moins bonne santé

Santé
MINORITÉS SEXUELLES - Les bisexuels, qu'ils soient de sexe masculin ou féminin, s'estiment en moins bonne santé que les hétérosexuels, les gays ou les lesbiennes. Le hic ? Un faible niveau d'étude, des revenus modestes et une proportion plus grande à fumer des cigarettes.

Les bisexuels, qu'ils soient de sexe masculin ou féminin, s'estiment en moins bonne santé que les hétérosexuels, les gays ou les lesbiennes, rapporte une nouvelle étude menée par des sociologues de l'université Rice aux États-Unis, à paraître prochainement dans la revue Demography. "Nous avons lancé cette étude pour examiner la santé de ces différents groupes de minorités sexuelles et évaluer comment les facteurs de risque contribuent à leur santé globale", a déclaré Bridget Gorman, professeure de sociologie à l'université Rice, principal auteur de l'étude.

Méthodologie : évaluer l'état de santé des minorités sexuelles
Les scientifiques ont analysé les données sur l'état de santé de 10.128 minorités sexuelles (gay, lesbiennes et bisexuels adultes) et 405.145 adultes hétérosexuels, à partir des réponses à un questionnaire. Les chercheurs ont examiné ensuite le mode de vie des participants : niveau d'éducation, statut socio-économique, type d'emploi, accès aux soins de santé, tabagisme, habitudes alimentaires, indice de masse corporelle (IMC), bien-être ou encore le soutien social.

 Ce que l'étude a montré : les bisexuels sont en moins bonne santé
Les conclusions de l'étude ont montré que 19,5% des hommes bisexuels et 18,5% des femmes bisexuelles ont évalué leur santé comme étant "passable ou mauvaise", ce qui représente la plus forte proportion parmi les groupes interrogés. En revanche, seulement 11,9% des hommes sont identifiés comme gays et 10,6% des femmes identifient comme lesbiennes ont évalué leur santé comme étant "passable ou mauvaise", la plus faible proportion parmi les participants, contre 14,5% chez les hommes hétérosexuels et 15,6% chez les femmes hétéros.

Ce que cela va changer : examiner chacune des minorités sexuelles
En cause, d'après les chercheurs ? Les facteurs sociaux, économiques et comportementaux qui influencent le bien-être d'une personne au quotidien : petits revenus, faible niveau d'études et propension à fumer des cigarettes. "Notre étude illustre l'importance d'examiner l'état de santé de chacune des minorités sexuelles, et non pas uniquement dans son ensemble, puisque comme nous le démontrons l'état de santé des adultes bisexuels diffère sensiblement de celui des adultes gays et lesbiennes", a déclaré Bridget Gorman, professeur de sociologie à Rice et principal auteur de l'étude. Reste à savoir pourquoi les bisexuels ont un plus faible niveau de vie que les gays et les hétéros. 

L'ÉTUDE SANTÉ D'HIER >> L'excès de jus d'agrumes augmenterait le risque de mélanome

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter