ALIMENTATION - Une étude américaine qui entendait décrypter les liens entre diabète et suralimentation à mis au jour la rapidité de nuisance d'une surdose calorique.

Les chercheurs de la Temple University de Philadelphie aux Etats-Unis n'y sont pas allés de main morte. Pour comprendre le rôle que joue une alimentation trop riche sur l'apparition du diabète ils n'ont pas hésité à goinfrer 6 volontaires et à leur imposer un repos forcé.

Et leurs conclusions parues dans la revue Science Translational Medicine sont édifiantes : tous les cobayes ont rapidement expérimenté une dégradation de leur état général

Méthodologie : six volontaires en bonne santé soumis à un 6000 calories par jour
Les 6 hommes sélectionnés pour l'étude ont dû rester alités pendant une semaine et ont ingurgité pas moins de 6000 calories, d'une nourriture particulièrement grasse et sucrée (pizza, hamburgers...) soit presque trois fois la totalité des apports journaliers recommandés (2100 calories pour une personne exerçant moins de 30 minutes d'activité physique par jour). Pour être clair, 6000 calories équivalent à peu près à six menus classiques (hamburger, frite, soda) dans un fast-food de base.

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Ce que l'étude a montré : des premiers signes de diabète... en deux jours !
Si logiquement tous les hommes de l'étude ont pris en moyenne 3,5 kg, ils ont aussi présenté une résistance à l'insuline au bout de deux jours seulement. C'est le symptôme bien connu des diabétiques : cette hormone censée réguler le taux de glucose qui défaille.

De plus, de nombreux débris cellulaires ont été retrouvés dans les urines des volontaires traduisant ainsi un stress oxydant provoqué par l'alimentation. Autrement dit l'organisme, agressé par ces tonnes de malbouffe n'a pas pu faire face et de nombreuses cellules ont été ainsi détruites. Après des investigations plus poussées les chercheurs ont compris qu'une molécule en particulier avait été victime de ce stress oxydatif : la GLUT-4. Or, cette dernière intervient dans le processus d'absorption du glucose.

Ce qu'il faut en conclure : un écart ça va... mais diversifiez et bougez 
Ainsi au bout de deux jours les volontaires ont subi les premiers effets de leur alimentation en présentant des signes avant-coureurs du diabète, une maladie chronique  qui touche 2,3 millions de Français , soit 3,8 % de la population générale.

Mais soyez rassuré, les sujets de cette expérience ont, après un régime équilibré, retrouvé leur forme d'avant l'étude. Ce qui prouve qu'il n'est jamais trop tard pour changer son comportement alimentaire et prendre de bonnes habitudes devant notre assiette.

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