L'étude santé du jour : trop de somnifères favoriserait le risque de cancer

Santé

L'ÉTUDE SANTÉ DU JOUR – La prise régulière de somnifères favoriserait le développement de tumeurs cancéreuses dans les voies respiratoires, selon une nouvelle étude.

Les somnifères améliorent la qualité du sommeil… et les risques de développer une tumeur dans les voies respiratoires (trachée, bouche, nez, etc.). Telle est la conclusion d'une nouvelle étude menée par des chercheurs de l'Institut de santé publique de Norvège.

On savait déjà que certains somnifères pouvaient être à l'origine de l'augmentation du risque d'Alzheimer. Les conclusions de cette nouvelle étude doivent désormais être confirmées. En attendant, elles montrent une nouvelle fois que l'utilisation à long terme des médicaments pour favoriser le sommeil peut avoir des conséquences graves sur notre santé. Avec environ 4 millions de personnes exposées, les Français comptent parmi les plus grands consommateurs de somnifères en Europe, soulignait en juillet dernier la Haute Autorité de santé (HAS). Prudence, donc !

EN SAVOIR + >> Prix, risques : 5 choses à savoir sur les somnifères

Méthodologie : 30.000 personnes suivies pendant 20 ans
Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont analysé les données médicales de près de 30.000 patients pendant vingt ans.

Ce que l'étude a montré : jusqu'à 3 fois plus de risques
Les personnes consommant des somnifères à base de benzodiazépines (Nuctalon, Havlane, Hypnovel, Versed, Mogadon et leurs génériques) auraient un risque 2,5 fois plus élevé de développer un cancer dans les voies respiratoires que ceux qui n'en prennent pas. Si le traitement dure plus de trois ans, le danger serait même 3 fois plus élevé.

Ce que cela va changer : une association entre tabac et somnifères à l'origine du danger ?
Les chercheurs estiment que ce risque pourrait être dû à une association entre tabac et somnifères. Mais cet élément n'a pas été pris en compte lors des premières analyses. Impossible donc de confirmer cette découverte pour le moment, avertit l'équipe de scientifiques.

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