L’étude santé du jour : une pilule contre l’embonpoint de la quarantaine

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OBESITE - Des chercheurs ont réussi à identifier les cellules responsables de l’augmentation de l’appétit à partir de la quarantaine. Ces découvertes ouvrent la voie à de nouveaux traitements contre le surpoids et l’obésité.

On a enfin trouvé la cause de ce petit ventre rond qui se développe à partir de la quarantaine. Selon des chercheurs de l’’université d’Aberdeen , en Ecosse, des cellules dans le cerveau, moins efficientes à partir du milieu de la vie, seraient responsables de la sensation de satiété, d’où un certain embonpoint venant avec l'âge. Selon ces recherches, publiées dans la revue scientifique Endocrinology, la compréhension de ce mécanisme ouvre la voie à de nouveaux traitements pour contrôler et réguler l’appétit.

Ces cellules fabriquent des hormones appelées “peptides pro-opiomélanocortine ”, qui jouent un rôle dans la régulation de l’appétit, selon cette étude réalisée conjointement avec les universités de Cambridge et du Michigan, aux Etats-Unis.

Illusion

Or “plus on s’approche de la quarantaine, plus ces cellules deviennent paresseuses et envoient moins de signaux, ce qui conduit à créer une illusion sur la quantité de nourriture dont nous avons besoin”, explique le professeur Lora Heisler, de l’Institut de recherche Rowett pour la nutritition et la santé.

Comment les chercheurs ont-ils procédé ? “Nous avons essayé de comprendre comment les médicaments contre l’obésité - notamment le d-fenfluramine, la sibutramine et le lorcaserin - fonctionnaient. Et nous avons découvert que ces médicaments fonctionnaient grâce à un tout petit nombre de cellules qui fabriquent des peptides pro-opiomélanocortine”, détaille Lora Heisler.

30 % de la population mondiale

“Nos découvertes ouvrent la voie à un nouveau type de médicament, qui pourrait recréer les signaux que les neurones envoient pour contrôler l’appétit et notre tour de taille”, conclut la chercheuse. Des recherches encourageantes pour lutter contre l’embonpoint et l’obésité, accusés de jouer un rôle dans le développement de maladies cardio-vasculaires, du diabète ou même de certains cancers.

Longtemps cantonnée aux pays développés, l'épidémie de surpoids et d'obésité touche désormais 2,1 milliards de personnes, soit près de 30 % de la population mondiale, dont plus de 62 % dans des pays en développement.

 

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