Levothyrox : la justice oblige le laboratoire Merck à délivrer l'ancienne formule aux patients de Toulouse

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SANTÉ- Le laboratoire Merck, fabricant du Levothyrox, a été condamné ce mardi par le tribunal de Toulouse à délivrer l'ancienne formule du médicament controversé. L'obligation ne concerne que les patients du département de Haute-Garonne.

Nouvel épisode judiciaire pour le laboratoire Merck. Le tribunal de grande instance de Toulouse a en effet condamné ce mardi le fabricant du Levothyrox  à délivrer l'ancienne formule du médicament dans la région. Cette décision intervient alors que de nombreux patients se plaignent d'effets indésirables (crampes, maux de tête, vertiges, perte de cheveux) provoqués, selon eux, par une nouvelle formule mise sur le marché français fin mars.

Le laboratoire pharmaceutique doit fournir "par le biais des circuits de distribution et de commercialisation, sans délai, le produit ancienne formule", à des patients de Haute-Garonne qui l'ont réclamé.  Ce sont 25 des 90 plaignants du département, qui disent avoir souffert "de graves troubles" après avoir pris le nouveau Levothyrox, qui obtiennent ainsi satisfaction, le tribunal infligeant à Merck une astreinte de 10.000 euros par jour par infraction constatée. Le juge des référés de Toulouse s'est en revanche déclaré incompétent pour les patients résidant à l'extérieur du département.

"Merck prend acte de cette position mais s’en étonne toutefois"Thierry Hulot, président de Merck France

Décision de justice commentée par Thierry Hulot, le  patron du laboratoire Merck, en France : "Merck prend acte de cette position mais s’en étonne toutefois. Je rappelle qu’en coordination avec l’ANSM (l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, ndlr) et le Ministère de la Santé, la mise à disposition d’Euthyrox (Levothyrox ancienne formule, ndlr) et d’alternatives thérapeutiques est en cours depuis le mois d’octobre".  


Selon le fabricant, "la mise à disposition d’Euthyrox a permis depuis octobre de servir l’ensemble des patients munis d’une prescription médicale conforme" et "bien que le tribunal ait retenu la disponibilité au  1er novembre d’encore environ 40 000 boites d’Euthyrox, il a considéré que cela ne suffisait pas à approvisionner 'avec la certitude voulue et la réactivité requise l’ensemble des officines'".

  

Merck annonce ainsi son intention d'examiner plus en détails cette décision dans l'optique d'y donner des suites éventuelles. 

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