Lutte contre le Sida : trop d’infections sont encore détectées à un stade avancé

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SIDA - A l’approche de la Journée mondiale de lutte contre le sida, samedi 1er décembre, l’agence Santé publique France publie une étude dans laquelle elle constate que plus d’un quart des personnes diagnostiquées séropositives le sont encore à un stade avancé de l’infection. Cela retarde donc la lutte contre la transmission du VIH.

28%, soit plus d’un quart des personnes diagnostiquées séropositives en France en 2017 et 2018, l’ont été de façon "trop tardive", regrette dans une étude l’agence nationale Santé publique France. Ces personnes ont découvert qu’elles étaient porteuses du virus du sida à un stade avancé de l'infection, c'est-à-dire alors que la maladie s'était déjà déclarée ou avec un niveau très bas de lymphocytes CD4, des globules blancs ciblés par le VIH. Un diagnostic tardif retarde malheureusement la prise en charge, et freine la lutte contre la transmission du VIH. 


Alors même que le nombre de dépistages en laboratoire continue d’augmenter, la proportion des diagnostics tardifs n’a pas baissé depuis 2013, avertit Santé publique France en amont de la Journée mondiale de lutte contre le sida, samedi 1er décembre.

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En 2017, 49% des découvertes de séropositivité concernaient des personnes déclarant n'avoir jamais été testées auparavant, ajoute l'organisme public. "Le dépistage du VIH doit donc encore être intensifié dans les populations les plus exposées, afin de réduire la proportion de ceux qui ignorent leur séropositivité pour leur permettre de bénéficier d'un traitement antirétroviral", explique-t-il.  Ce traitement, permettant d’éviter la transmission du virus, constitue un enjeu majeur pour contrôler l’épidémie.

Santé publique France n'est en revanche pas encore en mesure de donner le nombre total de personnes ayant découvert leur séropositivité en 2017. En 2016, ce nombre était estimé à environ 6.000 personnes, en baisse de 5% par rapport à 2013.

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