Marseille : mise au point d'un vaccin qui pourrait révolutionner la lutte contre le sida

Marseille : mise au point d'un vaccin qui pourrait révolutionner la lutte contre le sida

INNOVATION – Une équipe marseillaise s'apprête à révéler les très bons résultats d'un vaccin anti-sida qu'elle a mis au point. Un formidable espoir dans la lutte contre la maladie.

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Cocorico ! Marseille pourrait bien devenir dans les prochains jours l'épicentre mondial en matière de lutte contre le sida. En effet, il se murmure qu'une formidable avancée sur le terrain de la lutte contre le virus serait en train de se jouer à l'hôpital phocéen de la Conception.

Nos confrères du quotidien  La Provence révèlent ainsi que les docteurs Erwann Loret et Isabelle Ravaux, biologistes et médecin sont sur le point de révéler dans un article à paraître dans la revue médicale Retrovirology les conclusions de leurs recherches en matière de vaccin curatif contre le sida. Et selon les informations des journalistes du quotidien régional, les premiers résultats sont très prometteurs.

Des patients à la charge virale indétectable

En effet, après cet essai clinique 9 patients seraient en bonne voie pour une guérison puisque chez eux,  la charge virale serait désormais indétectable. Une première si l'on exclut le cas du "patient de Berlin" un homme qui présente tous les signes de la guérison après avoir subi deux greffes de moelle osseuses très spécifiques et difficiles à reproduire.

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Autorisé par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et financé par la société marseillaise Biosantech, ce vaccin thérapeutique (c’est-à-dire administré après que la maladie se soit déclarée, par opposition à un vaccin préventif qui permet d'éviter de contracter la maladie) a été administré à 46 volontaires infectés depuis une dizaine d'années et sous trithérapie.

Un premier pas vers l'abandon des trithérapies ?

Le protocole a duré une année au cours de laquelle trois injections, à des doses différentes ont été administrées à quatre groupes de patients (dont un placebo). Puis, la trithérapie des volontaires a été interrompue pendant deux mois avec un suivi médical très encadré. Le but était de s'assurer que trois mois après la fin du traitement, le virus ne resurgirait pas sous la forme d'un "rebond viral".

Neuf patients (issus de deux groupes) ont très bien répondu au traitement puisque toute trace de cellules infectées a disparu de leur sang. Le traitement a également empêché l'augmentation des cellules malades après arrêt de la trithérapie. Mais même si les neuf patients ont présenté de très bons résultats, ces derniers ont été remis sous trithérapie, car le protocole l'exigeait. Toutefois, pour trois d'entre eux, il est déjà établi que les cellules infectées restent indétectables dans leur sang deux ans après l'arrêt du traitement. Une formidable avancée dont on ne manquera pas de parler dans les jours qui viennent.  

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