Médicaments contre le mal des transports : quand les ados les utilisent comme hallucinogènes

Santé

ALERTE – L’agence du médicament prévient que détourner de leur usage les molécules censées lutter contre le mal des transports est une pratique particulièrement dangereuse.

Après sa mise ne garde concernant le détournement des sirops contre la toux chez les adolescents, l’Agence nationale de sécurité du médicament   (ANSM)  alerte sur une pratique similaire concernant les médicaments censés lutter contre le mal des transports.

Dans une note appelant à la vigilance des professionnels de santé, l’organisme dénonce une utilisation récréative de ces traitements censés soigner les nausées liées aux longs trajets. Ainsi, deux molécules, diphénhydramine (Nautamine) et diménhydrinate (Mercalm, Nausicalm), prescrites sans ordonnance, sont concernées.

Les jeunes avec des antécédents de dépendance à surveiller de près

C’est le centre d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance (CEIP) qui a, en premier lieu, recensé des abus en particulier chez les adolescents et les jeunes adultes. A la suite de ces signalements, une enquête d’addictovigilance sur les risques d’une prise abusive de ces traitements a été réalisée en 2014.

EN SAVOIR + >> Purple drank : cette nouvelle drogue que les ados trouvent dans l'armoire à pharmacie

Les cas rapportés concernent majoritairement des patients jeunes, qui font un usage récréatif de ces médicaments. Dans de nombreux cas, ces utilisateurs ont des antécédents de dépendance ou de troubles psychotiques.

Des risques d’overdose et de complications cardiaques

Les risques liés à une telle pratique sont de deux ordres. Le premier est neurologique avec des cas d’hallucinations, de crises de délire et de surdosage, quand le second est cardiaque avec l’observation de troubles tachycardiques et de douleurs thoraciques.

Les médicaments Mercalm et Nausicalm n’étant plus en vente sans prescription médicale, l’ANSM rappelle aux professionnels de santé et notamment aux pharmaciens, de veiller à ce que ces deniers ne soient plus en accès libre et d’être vigilants en cas de demande qui pourraient sembler suspecte.

A LIRE AUSSI
>>  Exposés à des comportements à risques, les ados peuvent passer à l'acte dans la journée >> Votre ado fume des joints ? Pensez aux consultations jeunes consommateurs >> Boire de l'alcool jeune augmente le risque de dépendance à l'âge adulte
 

Lire et commenter