Médicaments contrefaits : nouvelle saisie record pour Interpol

Santé

SANTE - Fin mai, plus de 9 millions de médicaments contrefaits ont été saisis par l'agence Interpol, qui mène chaque année une opération d’envergure contre ce type de commerce en pleine expansion. Des produits dangereux car potentiellement mortels, qui plus est distribués en grande quantité sur Internet.

Une nouvelle offensive d’envergure qui révèle l'ampleur de la menace. L'agence internationale Interpol a annoncé la saisie simultanée dans 111 pays de 9,4 millions de médicaments contrefaits ou faux et potentiellement mortels. L'opération, nommée Pangea VII, cible chaque année dans le monde les sites Internet de vente illégaux. "L'opération a permis 237 arrestations à travers le monde et la saisie de médicaments potentiellement dangereux d'une valeur supérieure à 36 millions de dollars", a précisé Interpol dans un communiqué .

Au vu de ces chiffres, l'organisation précise qu'il s'agit de la plus vaste opération jamais organisée dans ce domaine. Outre les produits saisis, elle a débouché sur l'ouverture de 1 235 enquêtes, la suppression de 19 000 publicités et la fermeture de plus de 10 600 sites Internet frauduleux de vente. Parmi les principales contrefaçons retrouvées figurent des pilules amaigrissantes, des traitements contre le cancer et les troubles de l'érection, des médicaments contre le rhume, la toux, la malaria ou encore des anticholestérol.

Une menace mondiale

La France n'est pas épargnée par ce phénomène car les douaniers ont saisi près de 594 000 faux médicaments, dont plus de 486 400 à Roissy. "L'opération s'est focalisée sur les fournisseurs d’accès à Internet, les systèmes de paiement en ligne ainsi que sur les services de messagerie qui constituent les trois principaux vecteurs utilisés par les sites web commercialisant des médicaments illicites", explique l'Agence nationale du médicament (ANSM) qui rappelle les "dangers des achats sur Internet en dehors des circuits légaux".

L'opération Pangea est lancée chaque année depuis 2009 et vise un commerce florissant malgré des offensives régulières des autorités. Il représenterait actuellement 10 % du marché pharmaceutique mondial. Mais les organismes de santé estiment que ces opérations ne font qu'effleurer la surface d'une industrie qui fait peser une menace croissante pour la santé publique : selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), un médicament sur deux achetés sur des sites Internet dissimulant leur adresse physique serait des contrefaçons.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter