Médicaments et soleil : attention à ces gels qui peuvent vous brûler la peau

Santé

PRÉCAUTION – Les gels de kétoprofène (Ketum ® et génériques) présentent un risque de photosensibilité. Dans ce contexte, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) rappelle les mesures à adopter pour réduire les risques.

Les gels de kétoprofène sont généralement prescrits pour lutter contre l’inflammation et la douleur. Tendinites, entorses, lombalgies ou arthrose, ce médicament qui s’applique par voie locale contient un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS). Problème : il peut provoquer une réaction cutanée lors d’une exposition au soleil. C’est pourquoi l’ANSM rappelle dans une lettre aux professionnels de santé, les mesures à prendre pour éviter que la peau ne soit brûlée.

Les gels concernés :
KETUM 2,5% gel
KETOPROFENE BGR 2,5% gel
KETOPROFENE BIOGARAN 2,5% gel
KETOPROFENE EG 2,5% gel
KETOPROFENE SANDOZ 2,5% gel
KETOPROFENE TEVA SANTE 2,5% gel

Les précautions à prendre :
n’exposez pas les zones traitées au soleil (même s’il est voilé) ou aux UVA d’un solarium pendant toute la durée du traitement et deux semaines après son arrêt.
⇒ lorsque vous sortez, protégez les zones traitées en portant des vêtements adaptés.
Lavez-vous bien les mains après avoir utilisé le gel.
⇒ n’appliquez pas de gel de kétoprofène sous un pansement occlusif.
⇒ si vous constatez une réaction de la peau, arrêtez immédiatement le traitement.

► Ne prenez pas le médicament si :
⇒ vous avez des antécédents d’allergie cutanée au kétoprofène, à l’acide tiaprofénique, au fénofibrate, aux écrans anti-UV ou aux parfums.
⇒ des antécédents de réactions de photosensibilité
⇒ une peau lésée du type dermatose suintante, eczéma, lésion infectée, brûlure ou plaie
⇒ en cas de réactions d’hypersensibilité connues telles que des symptômes d’asthme et de rhinite allergique au kétoprofène, au fénofibrate, à l’acide tiaprofénique, à l’acide acétylsalicyclique ou à d’autres anti-inflammatoires non stéroïdiens.
⇒ un antécédent d’allergie à l’un des excipients
⇒ à partir du 6e mois de grossesse (24 semaines d’aménorrhée)

Malgré les risques "importants" d’allergies et de brûlures, L’ANSM précise que "le rapport bénéfice/risque de ces médicaments restait néanmoins favorable dans les mentions précisées par les autorisations de mise sur le marché."

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