Même sans aluminium, les déodorants pourraient ne pas vous faire du bien

Même sans aluminium, les déodorants pourraient ne pas vous faire du bien

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TRANSPIRATION - Une étude américaine révèle que l'utilisation quotidienne d'un déodorant ou d'un anti-transpirant affecte la quantité des bactéries du microbiome des aisselles humaines. Et c'est bien dommage : ces petites bactéries vous protègent. Explications.

Appliquer du déodorant sous les aisselles fait bien souvent partie du rituel matinal. En plus d'inhiber les mauvaises odeurs, ce geste nécessaire pour une vie sociale épanouie, détruit également des milliers de bactéries qui prolifèrent sur la peau, d'après une étude de l'Université de Caroline du Nord, aux Etats-Unis.

Pour comprendre l'impact de ces produits chimiques sur le microbiome de nos aisselles, les chercheurs américains ont mené une expérience de 8 jours sur une vingtaine de personnes. Chaque jour, ils ont prélevé des échantillons microbiens des participants et ont comparé les données. Les résultats ont été publiés dans la revue scientifique américaine PeerJ.

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L'impact sur la santé encore incertain

Le premier jour de l'expérience, les volontaires ont eu pour consigne de faire comme à leur habitude en matière d'hygiène. Du second au sixième jour, ils ne devaient utiliser aucun produit corporel. Enfin, le septième et le huitième jour, les volontaires ont dû appliquer un anti-transpirant. A la différence du déodorant qui masque les mauvaises odeurs, ce dernier limite la sécrétion de sueur.

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Résultats : entre le deuxième et le quatrième jour, lorsque les participants n'utilisaient pas de produit corporel, la quantité de bactéries a augmenté chez tous les volontaires par rapport au premier jour. La tendance s'est inversée aussitôt qu'ils ont repris leur déodorant ou leur anti-transpirant. Parmi ceux qui n'utilisaient pas de produit corporel, la majorité des bactéries analysées (62%) sont des Corynebacteria, responsables des mauvaises odeurs mais qui protègent également contre les maladies infectieuses transmises par les virus, bactéries ou parasites. Viennent ensuite les Staphylococcaceae bacteria (21%) où certaines sortes sont bénéfiques pour la santé et d'autres non. Les autres bactéries présentes dans le microbiote sont marginales (10%). Chez les utilisateurs réguliers de déodorants, c'est l'inverse qui est observé.

Cette recherche montre donc avec certitude que les habitudes du quotidien peuvent avoir un impact sur l'organisme mais "nous ne connaissons pas encore leurs effets sur la peau et sur notre santé", note Julie Horvath, co-auteure de l'étude. Cette question fera l'objet d'une autre recherche prochainement. En attendant, pour éviter de trop bousculer le microbiote, mieux vaut opter pour des solutions naturelles comme le bicarbonate de sodium  (notre recette ici) .

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