Confinement annoncé dans le Rhône, l'Aube et la Nièvre : ces autres départements qui inquiètent

Confinement annoncé dans le Rhône, l'Aube et la Nièvre : ces autres départements qui inquiètent

RESTRICTIONS - Le ministre de la Santé Olivier Véran pourrait annoncer ce jeudi que le Rhône, l'Aube et la Nièvre rejoignent la liste des départements aux mesures renforcées. Mais les indicateurs d’autres territoires inquiètent.

Qui rejoindra l'Île-de-France, les Hauts-de-France, l'Eure, la Seine-Maritime et les Alpes-Maritimes au rang des départements sous restrictions supplémentaires ? Lors de la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement, prévue ce jeudi à 18h, le ministre de la Santé Olivier Véran pourrait annoncer la mise en place de nouvelles mesures de freinage dans le Rhône, l'Aube et la Nièvre. "Des concertations" ont eu lieu ces dernières heures "pour placer ces territoires" sous régime renforcé, a indiqué mercredi le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Mais d'autres départements, non cités par l'exécutif, suscitent déjà l'inquiétude.

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C'est notamment le cas de l'Eure-et-Loir (Centre-Val de Loire). Selon CovidTracker, ce territoire présente actuellement un taux d’incidence de 331, inférieur à celui du Rhône (386) ou de l'Aube (453), mais supérieur à celui enregistré dans la Nièvre (329), pourtant visée par l'exécutif. Dans l'Eure-et-Loir, le nombre de personnes hospitalisées est proche du pic des premières et deuxièmes vagues, tandis que celui en réanimation est supérieur à celui atteint en avril et octobre dernier.

"Nous avons la chance d'être dans une région qui, jusqu'à présent, a encore des capacités hospitalières inexploitées, cela nous sauve", a indiqué la préfète d'Eure-et-Loir, Françoise Souliman, dans des propos rapportés par l'Écho Républicain. "Il y aura une clause de revoyure tous les mercredis", prévient-elle toutefois, alors que des transferts de patients vers d'autres hôpitaux de la région sont désormais envisagés.

Les réanimations saturées dans le Sud

Autre département inquiétant mais non cité par le gouvernement : les Bouches-du-Rhône. Ici aussi, le taux d'incidence (338) est supérieur à celui de la Nièvre, et les services de réanimation commencent à être saturés, avec un nombre de patients qui frôle désormais le pic de la deuxième vague. Si aucune nouvelle restriction n'est envisagée, la tendance épidémique y est sans doute pour quelque chose. Dans les Bouches-du-Rhône, le nombre de nouveaux cas reste stable depuis février. Il est même en légère baisse par rapport à la deuxième semaine de mars (le taux d'incidence était alors de 351).

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La tendance à la stabilisation est également visible dans le département voisin du Var. Le taux d'incidence, désormais de 354, est similaire à celui de la semaine dernière (352). Mais le nombre de personnes en réanimation dépasse les pics des deux vagues précédentes, tandis que le nombre de patients hospitalisés repart à la hausse. "Dans l'est-Var, nous avons doublé le nombre de lits en réanimation", explique à France info le Dr Michel Kaidomar, chef du service de réanimation de l'hôpital de Fréjus. "Malgré cela, nous avons toujours un taux d'occupation des lits de réanimation très élevé."

Enfin, 21 autres départements présentent un taux d'incidence supérieur au seuil d'alerte maximale (250). Mais l'Orne (290), comme le Loir-et-Cher (274), l'Indre-et-Loire (281), l'Yonne (264), la Marne (258), les Ardennes (282), la Meuse (292), la Meurthe-et-Moselle (278), la Moselle (292), le Doubs (276), le Jura (266), l'Ain (258), la Loire (285), l'Isère (258), la Savoie (267), la Haute-Savoie (293), les Hautes-Alpes (252), les Alpes-de-Haute-Provence (304), le Vaucluse (313), le Gard (295) et la Lozère (284), dont le taux d'incidence ne dépasse pas la moyenne nationale (313), ne devraient pas enregistrer de nouvelles mesures de freinage ce jeudi.

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