Moi(s) sans tabac : encore irritable mais presque repentie

Moi(s) sans tabac : encore irritable mais presque repentie

JOUR 15, EPISODE 4 – A mi-chemin, un point s’impose. Malgré la satisfaction d’avoir tenu jusque-là, je suis toujours plus fatiguée qu’avant et surtout plus susceptible. De l’obsession de la cigarette, je suis désormais résignée à la laisser de côté. Mais heureuse d’y parvenir. Oui, le sevrage est un cocktail de sentiments contradictoires.

Journaliste à LCI et fumeuse depuis 8 ans, j'ai décidé de relever le défi collectif lancé par le ministère de la Santé. Mon objectif: ne pas allumer une seule cigarette pendant tout le mois de novembre. 

Déjà 15 jours que j’ai changé de bord. Une éphémère éternité comme dirait Georges Moustaki.  Car oui, je fredonne pour faire passer l’envie de fumer. Et comme j’ai envie d’allumer une cigarette environ toutes les heures, j’ai eu le temps de revisiter tous mes classiques. Même ceux que je ne connaissais pas. Bref, 21.600 minutes se sont écoulées et 98 euros sont restés sur mon compte bancaire depuis le début de ce pari fou. Tout est une question de vue.

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    Le pari est donc à moitié réussi. Un coup d’œil jeté au petit mot d’encouragement envoyé ce matin par l’équipe de tabac-info-service m’indique que je suis censée me sentir beaucoup mieux : "Vous vous sentez plus fort-e, plus dynamique ! Les nuits sont meilleures et la fatigue est beaucoup moins présente. 15 jours sans tabac, c’est plus d’énergie et moins de toux". Manque de bol, aujourd’hui ce n’est pas le cas. A croire que la nicotine s’évapore de mon organisme avec ma bonne humeur. Une solution pourrait être de recourir aux substituts nicotiniques mais je ne m’y résous pas encore. Ni à la cigarette électronique d’ailleurs. Je crains de remplacer une addiction par une autre. 

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      Autre phénomène qui participe indéniablement à cette humeur si négative du moment : cette gorge qui gratte. Une sensation de début de bronchite à s’y méprendre. Mais le phénomène physiologique serait en-fait on-ne-peut-plus "normal" et même de bon augure. Les poumons s'activent pour éliminer une partie du goudron qui s’est accumulée dans les entrailles de mes bronches. Et puis comme j’évite soigneusement le doux froid hivernal, vecteur de virus soit dit en passant, je regarde mes collègues s’y confronter. 

      Mais le grand ménage d’hiver intérieur a aussi du bon. Depuis que j’ai retrouvé le chemin de la salle de sport (il n’était pas si difficile à trouver finalement), ma foulée se rapproche de celle d’Usain Bolt dans ses meilleurs jours. Prétentieuse, moi ? Tabac Info Service recommande de se valoriser lorsqu’on arrête de fumer, je me contente donc de mettre ce précieux conseil en pratique.  La route vers le Jour 30 est encore longue mais encore une fois, tout est une question de foulée. L'objectif reste de ne pas chuter. 

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