Movember : tout savoir sur le cancer de la prostate

Santé

SANTÉ - Chaque année au mois de novembre, les hommes sont invités à se laisser pousser la moustache dans le cadre du Movember, un événement destiné à sensibiliser l'opinion publique sur les maladies masculines telles que le cancer de la prostate. L'occasion d'en savoir plus sur cette maladie.

Qu'est-ce que la prostate ?
La prostate est une glande génitale masculine située à la base de la vessie. Elle joue un rôle important dans la reproduction puisqu'elle sécrète le liquide séminal, qui se mélange avec les spermatozoïdes en provenance des testicules au moment de l’éjaculation. On parle de cancer lorsqu'une tumeur est formée à partir de la prolifération anormale des cellules de la glande prostatique. 

Comment se diagnostique le cancer de la prostate ?
C’est le cancer le plus fréquent chez l'homme, avec plus de 40.000 nouveaux cas par an en France. Il s'agit le plus souvent d'un cancer dont l’évolution est lente et silencieuse. Mais un patient peut être averti par des dysfonctionnements urinaires ou, à un stade plus avancé, des douleurs osseuses. Le dépistage repose sur un toucher rectal et une prise de sang, mais seul l'examen au microscope de biopsies de la prostate (prélèvement de tissus) permet d'affirmer le diagnostic.

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Comment est-il pris en charge ?
Comme pour les autres cancers, il existe des formes non invasives, facilement guérissable, et des formes agressives. Dans le premier cas, trois traitements peuvent être proposés : la chirurgie, la radiothérapie et la curiethérapie (implantation de grains radioactifs dans la prostate). Mais lorsque la maladie est plus invasive, les médecins prescrivent une hormonothérapie qui consiste à neutraliser une hormone masculine, la testostérone, dont dépend la progression de la tumeur.

Pourquoi son traitement fait polémique ?
La généralisation du dépistage systématique fait débat dans la communauté scientifique. La biopsie étant très invasive pour le patient, doit-on systématiquement la proposer à des hommes de plus de 50 ans mais sans facteur de risque ? Car si le dépistage permet de démarrer un traitement rapidement, il peut également diagnostiquer un cancer qui aurait évolué lentement et dont les soins (lourds) n’auraient pas forcément été nécessaires. Le problème est qu’il est encore impossible de distinguer les formes, agressives ou non, de ce cancer. D’où un risque de surtraitement. Reste une constante : en cas de doute, n’hésitez pas à en parler à votre médecin.

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