Nantes : mort suspecte de trois patients sous chimiothérapie, le parquet ouvre une enquête préliminaire

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SANTÉ - Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire après que trois patients du CHU de Nantes, sous chimiothérapie, sont décédés de façon suspecte, entre le 10 et le 13 novembre.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, vendredi 18 novembre, suite à la mort de trois patients traités par chimiothérapie au CHU de Nantes entre le 10 et le 13 novembre. La veille, Marisol Touraine, la ministre de la Santé, avait saisi l'Inspection générale des Affaires sociales (Igas).


Ces patients, atteints d'un lymphome, suivaient une cure de chimiothérapie intensive avec auto-greffe. Un traitement qui comprenait notamment "le médicament cyclosphosphamide en remplacement du médicament melphalan", précise dans un communiqué le ministère. L'Igas doit déterminer "les causes exactes de ces complications graves", ainsi que "l'organisation, les moyens et les conditions de réalisation des chimiothérapie".

"Tensions d'approvisionnement"

"A ce stade, l'origine des complications n'est pas établie", ajoute le communiqué. Les complications sont survenues "chez quatre patients adultes atteints de lymphome au CHU de Nantes entre le 10 et le 13 novembre" et "trois d'entre eux sont décédés le 10, le 12 et le 13 novembre". "Le quatrième patient est toujours hospitalisé au CHU de Nantes".


La décision des médecins du CHU de Nantes d'utiliser la cyclosphosphamide plutôt que le melphalan, généralement utilisé pour traiter ce type de patients, a été motivée "par les tensions d'approvisionnement européennes sur le melphalan et par leur choix de réserver les lots dont ils disposaient au traitement des patients atteints de myélome, indication pour laquelle il n'y a pas d'alternative". Le médicament de substitution, précise le ministère, reste toutefois "actuellement utilisé par d'autres établissements en France, dans le même contexte, sans que de telles complications aient été rapportées". Le ministère précise que les premières conclusions sont attendues "sous sept jours".

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