Neurodon, une campagne pour soutenir la recherche sur le cerveau

Neurodon, une campagne pour soutenir la recherche sur le cerveau

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DONS – A l'occasion de la semaine du cerveau, du 10 au 16 mars, la Fédération de la recherche sur le cerveau (FRC) lance Neurodon, sa campagne annuelle de sensibilisation, alors que les fonds alloués à la recherche ne suffisent plus.

Le cerveau, parent pauvre de la recherche  ? A en croire le président de la Fédération pour la recherche sur le cerveau (FRC) , Jean-Marie Laurent, le siège de nos pensées est en effet boudé par les pouvoirs publics en matière de financement : "Bien que ces maladies constituent le plus grand défi de santé publique du 21e siècle, rien ne semble bouger." A l'occasion de la semaine du cerveau, qui se tient dans une trentaine de villes françaises du 10 au 16 mars , la FRC lance le Neurodon, sa campagne annuelle visant à sensibiliser l'opinion et à rassembler des fonds pour la recherche.

Elle appelle aussi à mettre en place un Plan Cerveau, à l'image de ce qui se fait déjà pour le cancer . Selon la fédération, la France compte actuellement plus de 800.000 personnes atteintes de démences de type Alzheimer , 100.000 de la maladie de Parkinson, 80.000 de la sclérose en plaques, 500.000 épileptiques, tandis que 400.000 Français ont subi un accident vasculaire cérébral (AVC). A ces malades viennent s'ajouter entre 12 et 15 millions de personnes atteintes de troubles psychiques ou psychiatriques dont 10 millions souffrent de dépression et 4 millions de troubles anxieux.

Des fonds publics "deux fois moins importants"

Malgré le coût considérable pour la société de ces maladies chroniques qui nécessitent des soins pendant près de 20 à 30 ans, les fonds publics alloués à la recherche sur le cerveau sont, selon la FRC, "deux fois moins importants" que ceux attribués à la recherche sur le cancer en France. Or, une enquête qu'elle a menée auprès des laboratoires concernés montre que 70 % mettent en avant le financement de thèses ou de stages post-doctoraux. Près de 50 % ont besoin d'argent pour financer des équipements, notamment du petit matériel "dont l'acquisition est difficile en raison des délais imposés par les appels d'offres institutionnels", souligne la FRC.

Pour lancer sa campagne, la FRC a choisi l'humour. Une méthode qui peut surprendre mais qui révèle bien la situation à laquelle des millions de patients sont confrontés. Sur une estrade, un joueur d'échecs affronte un ordinateur. Pris soudainement de violents maux de tête, il s'effondre. Au même moment, l'ordinateur déraille lui aussi. Les scientifiques accourent alors au chevet de la machine, délaissant l'homme "qu'on ne sait pas soigner".

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