Nice : un laboratoire connecté à ciel ouvert pour prévenir du risque cardiaque

Santé

SANTE DU FUTUR – Alors que les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès dans le monde, la ville de Nice met en place le tout premier laboratoire connecté à ciel ouvert, du 10 au 13 novembre. Objectif : prévenir le risque.

La place Masséna, à Nice, s’apprête à accueillir un évènement un peu particulier ce jeudi 10 novembre : un laboratoire connecté à ciel ouvert. Qu’est-ce que c’est ? "On accueille le grand public et les marathoniens qui participeront au Marathon Nice-Cannes dimanche prochain et on leur fait passer des tests grâce à des objets connectés et des questionnaires reconnus scientifiquement", nous explique Eva Piccon, co-créatrice du projet ProtectUrHeart et CEO de l’agence Admkimist. L’objectif de ce concept innovant est de donner des conseils personnalisés et de recueillir les données anonymes pour inspirer les outils de prévention.

400 Français décèdent chaque jour d’une maladie du cœur

Et ce alors que les maladies cardiovasculaires, sont toujours la première cause de mortalité dans les pays industrialisés. La mise à jour d’un bulletin épidémiologique publié en août dernier révèle ainsi qu’elles tuent 17,3 millions de personnes chaque année à travers le monde. Et en France, près de 400 personnes décèdent tous les jours. Paradoxalement, "les maladies cardiovasculaires font de moins en moins peur parce qu’elles sont mieux prises en charge", regrette la co-créatrice du projet. 

Alors, pour prévenir les risques de maladies cardiovasculaires et améliorer la prise en charge, le groupe Adkimist, EvalRisk et la société Sanofi ont décidé d'allier leurs expertises. Objectif : mettre au service du grand public les dernières nouvelles technologies. Renommé ProtectUrHeart, il fédère un consortium européen composé de médecins, de startups, d’associations de patients ou de politiques.

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    Des conseils personnalisés

    En pratique, des infirmières, des médecins et des psychologues seront présents sur place. "La première étape sera d’évaluer la santé du cœur des participants avec des objets connectés, détaille Eva Piccon. Ensuite, nous comparerons le score obtenu avec le mode de vie. Nous l’évaluerons grâce à trois questionnaires reconnus dans le monde médical (qualité de vie, sommeil, stress). La rencontre se terminera par un débrief et une étude comportementale." L’idée est en fin de compte d’impliquer les volontaires dans la démarche et leur donner des conseils personnalisés. Les marathoniens repartiront d’ailleurs avec une montre connectée ProtectUrHeart prêtée le temps de la course. Si l’expérimentation du laboratoire à ciel ouvert séduit, le projet pourrait bien s’exporter dans plusieurs capitales européennes grâce au soutien de l’European Institute of Technology Health (EIT Health). 

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