Nouveau rappel de médicaments pour le cœur à base de valsartan : "Des ruptures de stock conséquentes sont attendues"

Nouveau rappel de médicaments pour le cœur à base de valsartan : "Des ruptures de stock conséquentes sont attendues"

Santé
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RAPPEL - Coup dur pour les patients. Après un premier rappel de médicaments à base de valsartan début juillet, un deuxième rappel a été émis ce 29 novembre par l'agence du médicament. Dans les deux cas, une substance classée comme probablement cancérogène a été détectée. Les médicaments disponibles sur le marché ne permettront malheureusement pas de répondre la demande.

Ce n'est plus un mais deux rappels qui touchent désormais les médicaments à base de valsartan. Après une première vague début juillet, l'agence du médicament (ANSM) a lancé une nouvelle alerte ce jeudi. Elle suspecte "la présence possible d'une impureté, la NDEA (N-nitrosodiéthylamine)" - une substance classée comme probablement cancérogène pour l'homme - dans ces médicaments destinés à traiter et à prévenir les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux.

Deux impuretés retrouvées en quelques mois

Au début de l'été, c'est une autre impureté - elle aussi considérée comme probablement cancérogène - qui avait été décelée dans des médicaments : la N-nitrosodiméthylamine (NDMA). Neuf marques étaient concernaient au niveau mondial. La société chinoise Zhejiang Huahai Pharmaceuticals avait d'abord été mise en cause, avant que deux autres laboratoires chinois, Rundu Pharma et Tianyu Pharm, soient à leur tour épinglés. Ces trois sociétés fabriquent le principe actif pour le compte de laboratoires, qui ensuite produisent le médicament. 


Ces découvertes avaient conduit à de nombreuses investigations au niveau européen, ce qui a permis de déceler la présence dans d'autres médicaments d'une deuxième impureté.

Problème : ces deux rappels touchent les trois-quarts des médicaments à base de valsartan disponibles dans le commerce. Les fabricants des médicaments qui ne sont pas concernés par les deux rappels "ne sont actuellement pas en mesure d'augmenter suffisamment leur production pour couvrir l'ensemble des besoins des patients français", s'inquiète l'ANSM. En toute logique, "des ruptures de stocks conséquentes sont attendues rapidement". Ce sont entre 1,2 et 1,5 million de patients français qui suivent ce traitement.

Quelle alternative ?

Alors, que faire si vous êtes vous-même concerné par ce traitement ? "Il existe de nombreuses alternatives thérapeutiques disponibles permettant d'assurer une prise en charge optimale des patients actuellement traités par valsartan", rassure l'agence, qui a publié une nouvelle "conduite à tenir". 


Premier élément : se renseigner auprès de son médecin ou de son pharmacien pour savoir si le médicament utilisé dans son traitement est concerné par le rappel. Si c'est le cas, il convient d'aller consulter son médecin "sans urgence", assure l'ANSM, "car il n'y a pas de risque aigu". Un nouveau traitement pourra alors être prescrit. 


"Le risque d'un arrêt brutal de traitement étant important (poussées hypertensives, décompensations cardiaques, accidents neurologiques), les patients ne doivent en aucun cas interrompre leur traitement sans avis médical", insiste l'ANSM. Le numéro vert mis en place en juillet reste valide pour tout complément d'information, composez le 0800 97 14 03.

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