Nouveaux cas de coronavirus en France : à la station des Contamines-Montjoie, on ne veut pas céder à la psychose

Nouveaux cas de coronavirus en France : à la station des Contamines-Montjoie, on ne veut pas céder à la psychose
Santé

TRACAS SUR LES PISTES - Alors que cinq nouveaux cas de coronavirus ont été confirmés en France ce samedi, la nouvelle est accueillie avec une certaine appréhension dans la station de ski de la Contamines-Montjoie (Haute-Savoie). Reportage dans un village qui refuse de céder à la panique.

Des vacances en montagne qui prennent un drôle de tournant. A peine redescendus des pistes, les touristes et habitants de la station de ski des Contamines-Montjoie ont appris la nouvelle. Ce samedi 8 février, la ministre de la Santé a annoncé que cinq nouveaux cas de coronavirus ont été détectés en France. Hospitalisés, les patients logeaient tous dans deux chalets de cette commune de Haute-Savoie. 

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Sur les pistes, on croit d'abord à une "blague"

De quoi provoquer une certaine stupeur chez les vacanciers. Alerté par SMS, l'un d'eux avoue avoir d'abord cru à une blague. "C'était improbable", se remémore-t-il à notre micro. Mais "après deux ou trois autres sms", il a dû se faire à l'idée que oui, le coronavirus était bien arrivé jusqu'aux Alpes. Cependant, pas de quoi faire ses bagages. En ce premier jour de vacances ensoleillé, on préfère rester positif. "On est en vacances, on va en profiter et ne pas rentrer dans la psychose", assure un couple. Les quelque 1200 habitants de ce village veulent, eux aussi, éviter à tout prix de plonger dans la paranoïa. 

Les autorités sanitaires rassurent

Alors, dans la pharmacie du coin, on s'arme de patience. Et on décroche le téléphone qui ne cesse de sonner depuis l'annonce de la ministre. Eric Paris répond ainsi inlassablement à ces appels inquiets, rappelant qu'il faut rester chez soi en cas de symptômes et ne pas se rendre à l'hôpital. Mais les conseils ne sont pas l'unique denrée précieuse de ce pharmacien. Il est aussi pris d'assaut par des personnes en quête de masques de protection. Problème : ils n'en a pas. Il est en rupture de stock. "Là, les gens paniquent", regrette le commerçant. Alors, il fait preuve de pédagogie. "On  leur explique que les masques ne sont pas indispensables chez les personnes qui ne présentent pas de symptômes."

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Rassurer, répondre à toutes les inquiétudes, lutter contre les fausses informations,…  C'est aussi la mission du jour à la mairie. Et plus globalement à la préfecture. Un numéro vert a d'ailleurs été mis en place, le 0 800 100 379, afin de répondre aux questions de la population. Dans les commerces, des affichettes sont placardées pour rappeler les gestes et réflexes à adopter en cas de doute. Et dès ce samedi, une réunion d'information était organisée avec les autorités sanitaires. A tous les niveaux, l'objectif est le même : ne pas céder à la panique.

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