Nouvelle formule du Levothyrox : l’actrice Mylène Demongeot va porter plainte

Santé

MÉDICAMENT – En passant à la nouvelle formule si décriée du Levothyrox, l’actrice Mylène Demongeot a accusé le coup, souffrant de nombreux effets secondaires. Elle compte porter plainte.

Mylène Demongeot est atteinte de la maladie d'Hashimoto, une thyroïdite chronique qu’elle soignait depuis quinze ans avec du Levothyrox. Sauf que la formule du médicament a changé en mars 2017, entraînant de nombreux effets secondaires sur certains malades. C’est le cas de la comédienne de 82 ans, connue pour ses rôles dans Les Trois Mousquetaires et Fantômas. Et elle ne mâche pas ses mots dans les colonnes du Parisien où elle a annoncé jeudi avoir décidé de porter plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui.

"Cet automne, je suis passée à la nouvelle formule. J’ai commencé à avoir des maux de tête, des vertiges, des palpitations. Mes ongles s’effritaient comme un mille-feuille, je marchais dans la rue comme une femme saoule. Je me suis dit : ‘A ton âge, ma vieille, c’est normal’". Mais après mûre réflexion, Mylène Demongeot commence à douter. "Ma TSH (l’hormone qui stimule la thyroïde) a toujours été équilibrée : ici à 3,97, une valeur normale. Et sous nouvelle formule, 13,20 ! Énorme. J’ai commencé à paniquer. C’est en me renseignant que j’ai découvert que des milliers de patients -et surtout des patientes- souffraient. J’ai alors décidé de me procurer de l’Euthyrox, l’ancienne version du Levo", affirme-t-elle au Parisien.

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Pour se faire, elle s’approvisionne  en Espagne. Une situation qu’elle trouve "ridicule". Tout comme l’avis de son médecin qui tente de dédramatiser ses symptômes, estimant que son réel problème est mental. Une réaction sexiste laissant entendre que "vous, les bonnes femmes, vous êtes chiantes" quoi qu’il arrive, selon elle. Mais son médecin n’est pas le seul spécialiste à évoquer l’aspect mental. Dans une tribune publiée dans Le Monde en décembre dernier, cinq endocrinologues avaient estimé que la crise suscitée par la nouvelle formule du Levothyrox  était la conséquence d'un "effet nocebo". Lequel est défini par Futura-Sciences comme le "fruit de la conviction qu'une substance ou qu'une pratique médicale peut être nuisible". 

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