On vit plus vieux... mais en mauvaise santé !

DILEMME - Il y a une bonne... et une mauvaise nouvelle. L'espérance de vie globale a augmenté depuis les années 90, d'après les résultats d'une étude. Mais les gens sont aussi plus nombreux à vivre avec une maladie ou un handicap, affirment les chercheurs.

Les habitants de la planète vivent plus vieux, mais aussi en moins bonne santé. C'est la conclusion d'une nouvelle étude menée par des chercheurs américains, parue dans la revue scientifique The Lancet . Pour arriver à cette découverte, les chercheurs de Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) de l'Université de Washington ont analysé les données de santé de 188 pays pour évaluer le nombre de blessures et de maladies.

Résultat ? L'espérance de vie des gens à travers le monde a augmenté de six ans en moyenne pour les hommes et deux ans et demi pour les femmes depuis les années 90. En cause, la baisse du nombre de décès liés au sida et au paludisme au cours de la dernière décennie. En revanche, le nombre d'année qu'une personne vit en bonne santé augmente beaucoup plus lentement. Autrement dit, les gens sont aujourd'hui plus susceptibles de vivre avec une maladie ou un handicap au cours des dernières années de leur vie.

73,4 ans d'espérance de vie au Japon, contre 42 ans dans le royaume de Lesotho

L'espèrance de vie globale tous sexes confondus est passée de 65,3 ans en 1990 à 71,5 ans en 2013, alors que l'espérance de vie en bonne santé est aujourd'hui de 62,3 ans, contre 56,9 ans au début des années 90. En cause ? Des maladies cardiaques, des infections des voies respiratoires ou bien encore des attaques cérébrales. Au palmarès des pays où l'on vit le plus longtemps, on trouve le Japon, avec une espérance de vie moyenne de 73,4 ans.

EN SAVOIR + >> De quoi meurt-on prématurément dans le monde ?

En revanche, le Lesotho, un royaume enclavé au sein de l'Afrique du Sud, occupe la dernière place du classement, avec une espérance de vie moyenne de 42 ans. "Le monde a fait de grands progrès en matière de santé, mais maintenant, le défi est d'investir dans la recherche de moyens plus efficaces de prévenir ou traiter les principales causes de maladie et d'invalidité," a déclaré à Reuters le professeur Theo Vos de l'Université de Washington, principal auteur de l'étude.

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