Oui, la solitude tue, voire plus que l'obésité

Oui, la solitude tue, voire plus que l'obésité
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ÉTUDE - En expansion dans le monde, l'isolement social constitue un facteur de risque de mortalité particulièrement lourd, selon des recherches américaines. Il pourrait même s'avérer, à long terme, plus néfaste que certains autres facteurs déjà identifiés. A l’inverse, une vie sociale riche aurait des vertus sur la longévité.

En France, une personne sur dix souffre de solitude. Si l'on connaissait déjà certains effets néfastes de l'absence de vie sociale sur la santé mentale et cardiovasculaire, des recherches établissent désormais un lien avec la mort prématurée chez les personnes de plus de 45 ans.


Selon des travaux présentés lors de la convention annuelle de l'Association américaine de psychologie, à Washington, la solitude est en expansion dans tous les pays du monde et tuerait au moins autant que l’obésité. Voire plus, à long terme.

A l'inverse, une vie sociale riche, en relations et en connexions, est associée à un risque réduit de 50% de décès prématuré.


En effet, au-delà du bien-être mental, le fait de s'investir socialement, par le biais d'activités ou de moments en famille ou entre amis, est bénéfique pour la santé générale.

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Briser la solitude ? C'est simple comme un coup de fil

Se préparer psychologiquement à la retraite

Pour rappel, en 2016, des chercheurs de l'université de New York ont démontré qu'une personne seule avait un risque accru de 29 % de souffrir d'une crise cardiaque ou d'une angine de poitrine, et de 32 % de faire un accident vasculaire cérébral (AVC). Elle est également plus exposée au risque d’hypertension artérielle, d’hypercholestérolémie ou encore de diabète.


Pour parvenir à établir un lien entre la solitude et le décès prématuré, les scientifiques ont en premier lieu analysé 148 études sur ce phénomène, impliquant plus de 300.000 participants. Ils se sont ensuite penchés sur 70 autres études incluant près de 3,5 millions de volontaires. 


Pour prévenir les risques associés à la solitude, les chercheurs préconisent de se préparer psychologiquement à la retraite en renforçant ses liens sociaux et amicaux, le travail étant la source de nombreux liens sociaux. Les autorités devraient aménager plus minutieusement des endroits de loisir afin d'inciter les gens à se rassembler plus souvent, concluent les experts.

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