Le Conseil scientifique alerte sur une "reprise incontrôlée" de l'épidémie de Covid-19 en janvier

Vers un couvre-feu à 18h dans les départements les plus touchés

SITUATION SANITAIRE - Dans son dernier avis rendu public ce mardi, le Conseil Scientifique estime "probable" l'hypothèse d'une "reprise incontrôlée de l'épidémie" de Covid-19 en janvier prochain. Cette dégradation s'expliquerait notamment par le "surcroit de contaminations" provoqué par les fêtes de fin d'année.

Vers une nouvelle vague épidémique ? Principal guide du gouvernement depuis le début de la crise sanitaire, le Conseil Scientifique a alerté ce mardi sur une reprise de l'épidémie qu'il juge "probable". Selon l'instance, le "surcroit de contaminations" suscité par les fêtes de fin d'années va conduire à une nette dégradation de la situation sanitaire en France dans les prochaines semaines. Dans son avis remis au gouvernement le 23 décembre mais rendu public seulement mardi soir, le Conseil Scientifique table même sur une "reprise incontrôlée de l'épidémie". "Il est possible qu'un surcroît de contaminations intervienne en fin d'année, notamment à l'occasion des fêtes, propices à des rassemblements familiaux et amicaux", affirme-t-il soulignant que cela entraînerait "une forte augmentation des hospitalisations, des placements en réanimation et des décès". 

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Plusieurs réponses possibles

En adéquation avec ces prévisions pessimistes, l'instance présidée par Jean-François Delfraissy livre plusieurs plans d'action, plus ou moins restrictifs. La première option, la plus radicale, se résume à un "confinement strict" et immédiat dans les régions ou les villes les plus touchées, les vacanciers ayant toutefois une "possibilité de retour". Cette hypothèse a d'ores et déjà été écartée par le gouvernement qui sait marcher sur des œufs en matière de gestion de cette crise. 

Dans le document, une deuxième option a également été soumise. Il s'agit d'une réponse "différée" à début janvier, et "adaptée au surcroît de contaminations intervenues en fin d'année". "Cette option vise à réagir après coup, mais rapidement, en ralentissant début janvier la circulation du virus", précisent les scientifiques. Cela passe par la "limitation d'activités sociales ou économiques pouvant favoriser des contaminations en s'appuyant sur les données scientifiques issues des différentes enquêtes sur les lieux de contamination pour mieux cibler les mesures de restriction", affirment-t-ils encore. 

L'attente, une solution vraiment viable ?

Enfin, une action "plus tardive" est également sur le bureau du gouvernement. Fondée notamment sur le nombre de nouvelles hospitalisations, elle comprendrait "des mesures de restriction accrues, pouvant aller jusqu'à un confinement prolongé". Un modus operandi sur lequel le Conseil scientifique met un gros bémol : "le risque d'intervenir trop tardivement et de conduire ensuite à des mesures plus sévères, plus longues et/ou restrictives que celles entrant en vigueur plus tôt".

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Dans la soirée, Olivier Véran a annoncé que le couvre-feu serait étendu dans les départements français les plus touchés. À partir du 2 janvier prochain, il débutera ainsi dès 18h, au lieu de 20h, restreignant encore davantage les déplacements des populations concernées. Avec cette mesure, le gouvernement semble donc avoir opté pour une solution intermédiaire. 

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