Covid-19 : Thierry Breton juge "inacceptable" le faible de taux de vaccination en Europe de l'Est

Covid-19 : Thierry Breton juge "inacceptable" le faible de taux de vaccination en Europe de l'Est

INTERVIEW - Invité sur le plateau de LCI ce lundi matin, le commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton condamne les très faibles taux de vaccination des pays de l'Est comme la Bulgarie, la Roumanie et la Slovaquie. Dans son viseur : la Russie et sa campagne de "désinformation" sur les réseaux sociaux.

Le répit était de courte durée. Ces dernières semaines, l'Europe est redevenue le centre de l'épidémie de coronavirus avec près de 4 millions de cas déclarés chaque jour. Une seule solution alors pour les autorités : augmenter les restrictions sanitaires et accélérer la vaccination. 

Mais si à ce jeu, la France ou l'Espagne font figure de bons élèves, la Bulgarie, la Roumanie ou la Slovaquie sont encore à la traîne. Tous trois, anciens du bloc soviétique, déplorent un taux de vaccination en deçà des 50%.  Une "situation inacceptable" pour Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur.

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Invité face à Elizabeth Martichoux ce lundi matin sur le plateau de LCI, le commissaire condamne cette disparité. La faute, selon lui, à la désinvolture des pouvoirs en place. "Je me suis rendu là-bas, et je me suis entretenu avec les gouvernements, les sociétés civiles et les partis politiques. Mais certaines organisations politiques ne jouent pas leur rôle, lâche le commissaire européen. "En Bulgarie, il y a des élections toutes les six semaines et la situation sanitaire en paye les frais."

Pire, continue Thierry Breton, "il y a de la désinformation, beaucoup de désinformation" sur les vaccins. L'homme politique a dans son viseur un pays en particulier : la Russie. "Là-bas, ils sont quand même très spécialisés dans l'utilisation des réseaux sociaux pour faire passer tel ou tel message", tance-t-il. "Le problème, c'est tous les pays du bloc de l'Est qui, pour des raisons que je ne peux pas expliquer, perpétuent cette réticence aux vaccins."

Il faut "avoir du courage politique"

Pourtant, "on sait que le vaccin marche, on sait qu'il n'y a pas de risque. C'est la solution pour éviter cette maladie." Alors, à l'image de la Slovaquie qui a pris la décision de confiner ce lundi les non-vaccinés, il faut "avoir du courage politique" et limiter les risques de transmission du virus. "Pour maintenir notre liberté, on connaît la réponse : c'est le pass sanitaire et le vaccin."

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Mais Bruxelles ne doit pas "faire pression" sur les gouvernements, assure Thierry Breton. "La mise en œuvre des politiques de santé est uniquement de la responsabilité des États, comme aux États-Unis." Et n'allez pas dire qu'il manque des doses. "On est le premier fabricant de vaccin à ARNm au monde, avec plus de 300 millions de doses par mois. Tous les pays, y compris la Bulgarie, la Roumanie et la Slovaquie, que j'ai visité, ont énormément de doses", fustige le commissaire européen.

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