Parents, êtes-vous au bord du burn-out ? Voici les symptômes qui doivent vous alerter

Parents, êtes-vous au bord du burn-out ? Voici les symptômes qui doivent vous alerter

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TROP C'EST TROP - Aujourd'hui, pour être un bon parent, il faut avoir des enfants brillants, épanouis, gentils... mais aussi bilingues ou encore nourris au bio. Problème, nombre de mères ou de pères implosent sous le poids de ces injonctions. Comment éviter d'en arriver là ? Voici les principaux symptômes à détecter.

Le burn-out parental ou comment transformer en cauchemar le plus beau des cadeaux, celui d'avoir un enfant. Alors qu'en Belgique la région bruxelloise lance une campagne "Parentàbout", en France "le phénomène est encore tabou", souligne la psychoclinicienne Aline Nativel Id Hammou. Et pour cause : la plupart des parents n'osent pas en parler, et donc se faire accompagner, préférant pointer du doigt leurs enfants, sources de tous leurs problèmes. Pourtant le "monstre" qu'ils dépeignent souvent n'est en général âgé que de 3 ou 4 ans. Mais ce qu'ils oublient souvent de dire, c'est tout le poids qu'ils lui font porter.

"Le motif de consultation chez un psy est souvent en lien avec les difficultés rencontrées par l’enfant", explique Aline Nativel Id Hammou. "C'est tout le paradoxe de ce phénomène car les parents qui vivent un burn-out parviennent rarement à l'identifier comme tel, poursuit-elle. C’est un sujet difficile à aborder sereinement sans les faire culpabiliser. Du coup, lorsque l'un des parents est touché, il faut du temps, de la patience, et de la diplomatie pour lui venir en aide." C'est pour cela  que cette thérapeute propose de voir certains patients à domicile à Paris et en région parisienne.


Car ne nous y trompons pas, les pères comme les mères sont victimes de ces symptômes dépressifs. Alors, quels sont les signes qui doivent vous alerter et vous indiquer que vous entrez doucement mais sûrement dans la zone rouge du burn-out parental ?

  • 1Des exigences surdimensionnées

    Si  vous voulez régner sur tous les fronts (école, éducation, relations sociales...). Ou si vous avez tendance à forcer le trait de la mère parfaite : redoublement d’efforts pour la cuisine, les achats, les activités, les cadeaux, les lectures spécialisées...

  • 2Un mal-être que vous fuyez

    Si vous vous sentez au bord du gouffre nerveusement mais que vous avez du mal à en prendre conscience. Une forme de déni qui va vous pousser à en faire encore plus pour pallier votre mauvaise image de parent, en tout cas celle que vous percevez en tant que telle.

  • 3Des troubles de l'humeur

    Parfois vous vous surprenez à avoir des sentiments très contradictoires à l'égard de vos enfants. Les pertes de contrôle (cris, colère, pleurs, agitation...) deviennent de plus en plus fréquentes et alternent avec un sentiment d'amour démesuré. Vous avez aussi la sensation d'être dévalorisée par rapport à tout l'investissement que vous mettez pour accomplir votre tâche.

  • 4Un épuisement physique

    C'est quand la fatigue est telle que rien ne semble pouvoir la soulager. Si vous annoncez tout à trac : "je voudrais partir à l’autre bout du monde sans laisser d’adresse", ou encore "je voudrais être malade comme ça je pourrais rester couchée", là il faut consulter.

  • 5Des troubles du sommeil

    Malgré la fatigue, il vous est impossible de dormir sans l'aide de somnifères ou de décontractants. Vous ruminez et êtes obsédée par vos tracas.

  • 6Une absence de désir pour son partenaire

    La sensation d'épuisement est telle que l'idée d'un rapprochement avec votre conjoint vous apparaît comme une corvée supplémentaire.

  • 7Des troubles alimentaires

    Vous prenez subitement du poids ou au contraire vous maigrissez de façon spectaculaire.

  • 1Des troubles anxieux

    Très sollicité également, vous devez faire face à de plus en plus d'injonctions, notamment de la part de votre conjointe. Conséquence, la peur de ne pas être à la hauteur prend le dessus avec son lot de sensations de tristesse, d'angoisses, ou même d'attaques de panique.

  • 2Des conduites addictives

    Vous fuyez dans des comportement addictifs, tels que les jeux, le sport, les achats compulsifs, l'alcool, ou dans des cas extrêmes, les drogues. 

  • 3 Des troubles du comportement

    Repli, agressivité, irritabilité, changement d’humeur brusque, violences physiques, sont des signaux qu'ils ne faut pas négliger.

  • 4Un sentiment de perte de contrôle

    Vous avez le sentiment de ne pas pouvoir rétablir l'ordre dans votre famille, vous vous sentez totalement dépassé par les évènements.

  • 5Une boulimie de travail

    Vous avez tendance à fuir face à ce sentiment d’échec parental en vous jetant à corps perdu dans le travail. Vous pouvez rester des heures sur votre ordinateur. Tout est bon pour fuir dans des activités annexes qui permettent d'être ailleurs.

Si vous cumulez au moins deux de ces symptômes, n'hésitez pas à vous faire aider. Vous pouvez vous faire accompagner par un pédopsychiatre, un psychologue et/ou un thérapeute familial. Vous pouvez également vous tourner vers un ostéopathe, un ergothérapeute, discuter avec le personnel scolaire, votre médecin traitant, ou même faire appel à la médecine du travail…  

"Privilégiez également les activités en famille et changez vos habitudes de vie en revoyant le planning hebdomadaire de toute la famille. Cela passe notamment par une réduction des activités péri/extrascolaires. Et puis, valorisez votre enfant en lui rappelant qu’il n’est pas responsable de la situation", conclut Aline Nativel Id Hammou.

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