Passage de 3 à 11 vaccins obligatoires : 200 médecins défendent la ministre de la Santé

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PÉTITION - Dans un texte publié jeudi matin par Le Parisien, 200 médecins s'engagent en faveur de la vaccination obligatoire pour 11 pathologies, défendue par la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

C'est un soutien sans détour. Dans une pétition publiée ce jeudi dans Le Parisien, 200 médecins soutiennent le projet de la ministre de la Santé Agnès Buzyn de rendre obligatoire onze vaccins. Dénonçant les "lobbys anti-scientifique et anti-vaccination" qui "manipulent l'opinion en jouant sur la peur", ces professionnels de la santé affirment que cette augmentation de la couverture vaccinale "vise la protection de la population". 


Mardi, la ministre de la Santé Agnès Buzyn confirmait sa volonté d’étendre la vaccination obligatoire à la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l’hépatite B, la bactérie haemophilus influenza, le pneumocoque, le méningocoque C, en plus de la diphtérie, du tétanos et de la polio, déjà obligatoire.

Dans leur pétition, les 200 médecins estiment que "ces vaccins sont efficaces contre des maladies graves (ou potentiellement graves), en règle contagieuses, dans le contexte d’une couverture vaccinale nationale dangereusement insuffisante".


Ils répondent également aux diverses critiques formulées par les anti-vaccins. Ils affirment que les vaccins concernés par l'éventuelle obligation "sont bien tolérés et que toutes les études internationales ont permis d’infirmer les allégations de maladies auto-immunes, neurologiques ou musculaires prétendument induites par [c]es vaccins".

Face à l'argument du "choix individuel", la pétition répond que "la vaccination n’est pas seulement un choix personnel n’ayant de bénéfices que pour la personne vaccinée mais qu’elle vise la protection de la population, en particulier enfants, personnes âgées ou fragiles", et que "la réduction du taux de couverture vaccinale de la population a entraîné la recrudescence de certaines maladies comme la rougeole".

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Enfin, à ceux qui estiment que la vaccination obligatoire répond à des enjeux financiers, les médecins rétorquent que "l’impact financier important pour l’industrie pharmaceutique doit justifier la transparence des coûts et le cas échéant une baisse des prix mais en aucun cas l’opposition aux vaccinations, (un vrai souci de santé publique étant les ruptures d’approvisionnement des pharmacies)".

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