Pays-Bas : un adolescent autorisé à être vacciné contre le Covid-19 malgré l'opposition de son père

À La Réunion, où les élèves sont déjà de retour en classe, un centre de vaccination vient d'ouvrir à l'intérieur d'un lycée. C'est une première en France.

VACCINATION - Un juge hollandais a autorisé un garçon de 12 ans à se faire vacciner contre le Covid-19 afin de rendre visite à sa grand-mère mourante. Son père, vaccino-sceptique, s'y était pourtant opposé.

Une famille divisée à cause des vaccins anti-Covid, puis l'intervention de la justice. Un juge du tribunal de la ville de Groningen, au nord des Pays-Bas, a autorisé, mardi 21 septembre, un lycéen à se faire administrer un vaccin contre le Covid-19. Ce garçon, dont on ne connaît que l'âge, 12 ans, avait souhaité se faire injecter le sérum afin de pouvoir rendre visite à sa grand-mère en fin de vie, atteinte d'un cancer du poumon. 

"Le mineur souhaite passer le plus de temps possible avec elle, mais il n'est pas vacciné, indiquent les éléments versés au dossier consultés par l'Agence France-Presse. Il craint de contaminer sa grand-mère et est convaincu qu'une contamination, si elle se produisait, constituerait un danger mortel".

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Covid-19 : le défi de la vaccination

C'était sans compter sur l'opposition de son père, décrit comme "vaccino-sceptique" par la presse hollandaise, et qui refusa d'y souscrire. Selon la loi hollandaise, l'aval des deux parents est obligatoire pour les jeunes de 12 à 17 ans. Dans le cas de cet adolescent, les parents étaient divorcés et seule sa mère avait donné son accord. 

Son père a estimé que les vaccins "sont encore en phase de test" et a déclaré qu'il était possible qu'il y ait "de grands risques pour les organes reproducteurs à long terme". Le jeune garçon estimait qu'il était "difficile de parler à son père et avait le sentiment que ses arguments ne seraient pas entendus", d'après le dossier judiciaire.

Aucune base juridique aux inquiétudes du père, selon le juge

Dans le compte-rendu de sa décision, rendu public jeudi 23 septembre, le juge du district de Groningen, Bart Tromp, a déclaré qu'il n'y avait aucune base juridique aux inquiétudes du père. Comme le rapporte le quotidien néerlandais Algemeen Dagblad, le juge a décrit la position du père comme "compréhensible" bien qu'"il existe un faible risque d'effets secondaires graves, tels que l'inflammation du péricarde ou du muscle cardiaque." Un effet secondaire "qui heureusement est bien connu et conduit à un rétablissement complet dans presque tous les cas", a fait valoir Bart Tromp.

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Le juge a aussi ordonné que le garçon reçoive "rapidement" le sérum, afin d'aller plus vite que tout appel éventuel des avocats du père. La loi néerlandaise stipule en effet que les juges peuvent prendre des décisions dans l'intérêt supérieur des enfants si leurs parents ne sont pas d'accord.

Cette affaire intervient alors que l'opposition aux vaccins contre le Covid-19 s'avère de plus en plus bruyante ces dernières semaines aux Pays-Bas. Des manifestations sont attendues en fin de semaine, alors que doit entrer en vigueur samedi un pass sanitaire souhaité par le gouvernement pour entrer dans les restaurants et les bars.

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