Phlébite : deux Français sur trois ne sauraient pas la reconnaître

Phlébite : deux Français sur trois ne sauraient pas la reconnaître

DirectLCI
PREVENTION - A l'occasion d'une campagne d'information sur la phlébite, une étude réalisée par l'Ifop pour le laboratoire Bayer HealthCare révèle que le socle de connaissances des Français sur cette affection s’avère imparfait, même s'ils n’en minimisent pas la portée et les conséquences.

Douleurs sourdes au mollet ou à la cuisse, sensation de lourdeur, gonflement… Ces symptômes vous disent-ils quelque chose ? D’après une étude Ifop/Bayer HealthCare, 85 % des Français déclarent avoir déjà entendu parler de phlébite… mais 66 % sont incapables d'identifier ces trois principaux signes. Cette affection est moins connue que l'infarctus et l'accident vasculaire cérébral malgré des chiffres tout aussi conséquents. Chaque année en France, 100 000 personnes sont concernées et environ 10 000 en meurent.

La thrombose veineuse profonde (TVP), plus communément appelée phlébite, est une maladie cardiovasculaire. Localisée généralement dans une veine de la jambe, elle survient lorsqu’un caillot de sang bloque la circulation sanguine. "Si une partie ou la totalité du caillot se détache de la paroi veineuse, il peut migrer jusqu’au cœur puis obstruer l’artère pulmonaire. Il faut donc agir vite pour traiter le caillot", précise le Professeur Grégoire Le Gal, médecin interniste au CHU de Brest.

Des lacunes quant aux facteurs de risque

Dans le cas contraire, il peut s’en suivre des lésions durables des poumons et d’autres organes vitaux, voire le décès. Etant donné ces complications, il est important de consulter un médecin sans attendre. Gravité dont les Français ont bien conscience puisqu’ils citent cette conduite à tenir à 93 %. En revanche, ils sont moins alertes sur les facteurs de risque à éviter, l'immobilisation (83 %), les longs voyages (65 %) et la grossesse (47 %) étant placés avant les causes environnementales.

"Il y a des facteurs de risque génétiques, s’il y a déjà eu des thromboses dans la famille, on est plus à risque d’en faire une. Toutes les maladies qui donnent de l’inflammation, comme le cancer, les pathologies articulaires, mais aussi l'obésité, l'insuffisance cardiaque, ou encore le tabagisme sont également des facteurs de risque", commente le Pr G. Le Gal. Mais parfois, la survenue d’une phlébite reste inexpliquée et apparaît chez un patient qui ne présentait aucun risque particulier.

Si le risque de développer une thrombose veineuse se présente, le médecin peut prescrire des chaussettes de contention qui doivent parfois être portées de jour comme de nuit. Un traitement anticoagulant peut être prescrit à titre préventif, en complément d’une compression médicale.
Sur le long terme il convient d’appliquer certaines règles, bien identifiées par les sondés : pratiquer une activité physique (53 %) et éviter de fumer (30 %). Une hygiène de vie qui s'applique également pour prévenir d'autres troubles cardiovasculaires.

Plus d'articles

Lire et commenter