Plan de prévention santé : vers la gratuité des préservatifs pour les moins de 25 ans ?

Plan de prévention santé : vers la gratuité des préservatifs pour les moins de 25 ans ?

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PRÉVENTION - Pour lutter contre la recrudescences de maladies sexuellement transmissibles (MST), le gouvernement souhaite expérimenter dans plusieurs régions la gratuité des préservatifs pour les moins de 25 ans. Une mesure inspirée de la Grande-Bretagne.

Parmi les 25 mesures annoncées par le gouvernement ce lundi pour "rester en bonne santé tout au long de sa vie", l'une d'entre elles prévoit l'expérimentation d'un "PASS préservatif" en France chez les jeunes de moins de 25 ans. 


Pour justifier cette mesure, le gouvernement évoque un triste bilan : "Un quart des découvertes de séropositivité, deux tiers des cas de gonococcies et plus de deux tiers des cas de chlamydioses concernent les jeunes". Selon des chiffres de Santé publique France publiés en 2016,  les gonococcies ont doublé en France entre 2012 et 2014 et la ­syphilis a augmenté de 50 % alors qu'elle avait quasiment disparu en France depuis les années 2000.

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Dans ce contexte, comment faire la promotion du préservatif, indispensable aujourd'hui pour se protéger efficacement des infections sexuellement transmissibles (IST) ?

Une mesure inspirée de la Grande-Bretagne

Le gouvernement propose d’expérimenter dès 2019 et "dans quelques régions à forte incidence d'IST (dont une région d'Outre-mer), le PASS préservatif". Il prévoit notamment la mise en place d'une carte donnant un accès gratuit à des préservatifs (masculins et féminins) pour les moins de 25 ans. "Une mesure inspirée des programmes évalués et validés de la Grande-Bretagne", précise le dossier de presse.


Ce programme doit également faire la promotion des campagnes de dépistage pour le VIH, les hépatites virales et les autres IST déployées chaque année en région.

Le problème, c'est celui de l'accessibilitéAurélien Beaucamp, président de l'association Aides

S'il reconnaît qu'il s'agit d'une "bonne initiative", le président de l'association Aides, Aurélien Beaucamp, se montre dubitatif et dit craindre un "effet d'annonce". "Le problème, c'est celui de l'accessibilité, explique-t-il à LCI. Cette carte sera probablement utilisable uniquement dans les centres de planning familial - où les préservatifs sont déjà gratuits - alors que quand il y a un besoin en terme de préservatifs, c 'est plutôt le soire, voire la nuit".


Pour lui, il serait plus constructif de rembourser le préservatif, comme on le fait pour le dépistage ou la PrEP (traitement préventif du VIH). "Les jeunes pourraient se rendre directement en pharmacie, ajoute Aurélien Beaucamp. Elles sont sûrement ouvertes plus tard que les centres de planning familial".

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