Des "assistants médicaux" pour seconder les médecins libéraux : 4000 postes financés dès 2019

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SANTÉ - Dès 2019, les médecins libéraux, en particulier les généralistes, pourront embaucher des assistants médicaux dans leur cabinet afin de déléguer certains actes. C'est l'une des mesures du plan Santé que le chef de l’État a annoncé ce mardi.

C'est une ancienne revendication des syndicats de médecins qui a été entendue. Le plan Santé, présenté mardi lors de la présentation de sa réforme du système de santé, comprend la création de 4000 postes d'assistants médicaux "financés dès 2019". Une mesure qui doit permettre aux  médecins libéraux de réaliser davantage de consultations. 


Ces assistants seront "financés auprès de tous les médecins" qui en feront la demande, dès lors qu'ils exerceront de manière regroupée et s'engageront sur des objectifs et des résultats".  "Nous en financerons autant que de besoin", a précisé Emmanuel Macron.  


Ce nouveau métier d'assistant médical aura pour but de seconder les médecins libéraux. Ses tâches iraient de l'accueil des patients à la prise de la tension, par exemple. Ils pourraient également se charger de la gestion administrative du cabinet et effectuer les télétransmissions. "Les premiers arriveront dès 2019 dans les quartiers prioritaires pour l'accès aux soins et les zones sous-denses", c'est-à-dire dans les déserts médicaux.

Selon les syndicats, les médecins libéraux perdent beaucoup de temps dans des tâches secondaires et chronophages (en particulier administratives mais pas seulement). Avec l'aide d'un ou d'une assistante, ils pourraient effectuer davantage de consultations. Ce qui, à l'heure où il faut parfois plusieurs semaines avant d'obtenir un rendez-vous chez un spécialiste, ne serait pas totalement incongru.


Autre avantage, selon la profession, celui de sauver les cabinets dans lesquels on ne parvient pas à trouver un remplaçant à un médecin partant à la retraite. Avec l'aide d'un assistant, les autres médecins du cabinet pourront se dispatcher les patients orphelins sans forcement gonfler leurs heures. 

Des subventions de l'État pour faciliter le recrutement

La création de cette profession d'assistant médical n'est d'ailleurs pas tout à fait une nouveauté. Les dentistes ont déjà recours à des assistants pour les seconder, tout comme les ophtalmologues embauchent parfois des orthoptistes pour gagner du temps en leur déléguant certains actes.

Pour faciliter sur le plan financier le recrutement de ces nouveaux assistants médicaux, Emmanuel Macron devrait annoncer mardi la mise en place de subventions. Selon Les Echos, le gouvernement réfléchit à un abondement du "forfait structure" dont bénéficient déjà les professionnels libéraux depuis 2016 pour notamment améliorer leur équipement. Naturellement, ces aides financières seront conditionnées. Plafonnement des dépassements d'honoraires, accroissement du nombre de consultations, obligation d'être en secteur 1 ? Réponse demain…

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